AutoIA est une application Android qui vous permet d'embarquer
dans votre voiture une intelligence artificielle : Claude d'Anthropic, Gemini de
Google, Mistral, OpenAI, Grok d'xAI ou Groq, au choix.
AutoIA prend toute sa mesure aux côtés d'Android Auto : la
navigation et la musique — Google Maps, Waze, Spotify ou d'autres — occupent
l'écran de la voiture, pendant qu'AutoIA s'occupe de la gestion de la voix en
vous parlant sans jamais vous prendre cet écran ni vous demander de le
regarder.
Discuter en mains libres en voiture, comme avec un passager. Le
modèle se choisit aussi, du plus rapide au plus fin. Vous parlez, il répond à
voix haute. AutoIA peut également jouer le rôle de guide touristique, parmi d'autres rôles.
Et une fois arrivé, AutoIA peut relire tout ce qui s'est dit et en
tirer une fiche organisée par sujet : ce qui a été appris, ce qui a été décidé,
ce qui reste à faire. À enregistrer ou à partager, si vous le demandez —
consolider un trajet.
AutoIA tient aussi vos alarmes, à la voix : dans deux heures, à
18 heures, le 25 décembre — ou en arrivant quelque part, « rappelle-moi
d'appeler le garage quand on arrive à Prades ». Elle vous le rappelle, et
insiste jusqu'à ce que vous confirmiez —
se faire rappeler quelque chose.
Votre clé API
Comptez une dizaine de minutes, dans un navigateur web.
Une clé API est une sorte de mot de passe très long qui autorise
l'application AutoIA à utiliser une intelligence artificielle en votre nom.
Le fournisseur vous facture ce que vous consommez, quelques centimes par
trajet. Personne ne s'interpose : la clé reste sur votre téléphone, et elle
n'est envoyée qu'à ce fournisseur-là.
Claude, Google, Mistral, OpenAI, xAI ou, Groq ou votre PC ?
AutoIA sait parler aux six. Le choix se fait dans les réglages, page
Source des réponses, et chacun a sa propre clé : enregistrer
l'une n'efface pas les autres, et vous pouvez basculer de l'un à l'autre
quand vous voulez.
Pour essayer sans rien dépenser, commencez par Mistral.
Son palier gratuit s'ouvre sans carte bancaire — une vérification par
téléphone suffit. Il limite le nombre de
demandes, ce qui peut se remarquer au volant : on pose une question à la
fois. Mistral Small, le modèle qu'AutoIA emploie par défaut, y
fonctionne. Claude, OpenAI et xAI exigent d'acheter des crédits d'avance ; Google
a un palier gratuit, mais à réserver aux essais — voir le tableau. Groq
a lui aussi un palier gratuit sans carte bancaire, limité en débit.
⚠️ Les paliers changent sans préavis : la console de votre fournisseur
indique les limites en vigueur.
Mistral (gratuit)
Google (Gemini) (gratuit)
Groq (gratuit)
OpenAI (payant)
Claude (Anthropic) (payant)
xAI (Grok) (payant)
Pour commencer
Un palier gratuit existe. Une vérification par téléphone suffit,
sans carte bancaire.
Un palier gratuit existe, sans carte bancaire, mais ce que vous y
dites peut servir à entraîner les modèles de Google et être relu par
des personnes : au volant, prenez le palier payant, prépayé.
Un palier gratuit existe, sans carte bancaire, limité en nombre
de questions par minute et par jour.
Carte bancaire obligatoire, comme chez Claude : un abonnement
ChatGPT ne donne aucun accès à l'API.
Carte bancaire obligatoire : il faut acheter des crédits d'avance,
même si vous avez déjà un abonnement.
Carte bancaire obligatoire, sur des crédits prépayés : sans
crédit, les questions sont refusées. Un abonnement Grok ne donne aucun
accès à l'API.
Recherche sur le web
Oui également. Trois centimes par recherche — et le modèle en enchaîne parfois
plusieurs pour une seule question. Sauf Ministral 8B,
le moins cher de la liste, qui ne sait pas chercher.
Oui, avec la recherche Google : 1,4 centime par
recherche au-delà de cinq mille par mois, et le modèle en enchaîne
parfois plusieurs.
Oui : les pages lues se paient en texte ; pas de
prix publié par recherche.
Oui : un centime par recherche, plus le texte
qu'elle rapporte.
Oui : météo, actualité, horaires du jour.
Environ huit centimes la question cherchée.
Oui : un demi-centime par recherche, parfois
plusieurs par question.
Réflexion étendue
Pas réglable : c'est le modèle qui décide.
Réglable, mais réduite plutôt que coupée : ces modèles réfléchissent
toujours un peu.
Réglable, mais réduite plutôt que coupée.
Réglable dans l'application.
Réglable dans l'application.
Réglable ; sur Grok 4.7, réduite plutôt que coupée.
Prix indicatif
De 0,15 $ à 1,50 $ le million.
De 0,30 $ à 2 $ le million.
De 0,075 $ à 0,60 $ le million.
De 0,20 $ à 4 $ le million.
De 1 $ à 5 $ le million de mots reçus.
De 1,25 $ à 6 $ le million.
Si vous hésitez, commencez par Mistral. Mistral et
Groq s'essaient sans sortir sa carte bancaire, ce qui permet de voir si AutoIA
vous convient avant de dépenser quoi que ce soit. Les six savent
chercher sur le web ; lequel revient le moins cher dépend de la
question, et se lit dans la jauge de l'application.
Et une septième voie, gratuite : votre propre ordinateur.
AutoIA sait parler à LM Studio, un logiciel qui fait tourner un
modèle chez vous. Rien n'est facturé et rien ne sort de votre réseau — en
échange, le téléphone doit pouvoir joindre l'ordinateur, ce qui exclut la
route. Voir Employer votre propre PC (LM Studio).
Dans les réglages, page Source des réponses, l'interrupteur
Commutation automatique laisse AutoIA changer de
fournisseur sans vous : quand celui qui répond refuse de poursuivre —
crédit épuisé, quota dépassé, clé refusée, service en panne —, le suivant
de la liste reprend votre question, en silence, et la conversation
continue chez lui.
Faites glisser la double flèche ⇅ pour ranger la liste : AutoIA la lit
de haut en bas, et repart du haut après le dernier.
Cochez ceux qui y prennent part. Un fournisseur sans clé est
sauté, et votre PC l'est quand le téléphone ne le joint
pas.
Celui qui répond se reconnaît à son fond gris qui clignote. Toucher
un nom choisit la clé que vous réglez en dessous, pas celui qui
répond.
Si la réponse avait déjà commencé, AutoIA dit le refus, et le
suivant répond à la question d'après.
Une coupure de réseau ne fait pas changer de fournisseur : le suivant
n'y pourrait rien. Et si tous refusent, AutoIA le dit et s'arrête
là.
⚠️ Placer un fournisseur payant après un gratuit, c'est accepter de
payer quand le gratuit est épuisé.
Dites « API » suivi du nom du fournisseur :
« API Anthropic », « API Google », « API Mistral », « API OpenAI »,
« API Groq », « API xAI », « API LM Studio ».
AutoIA reconnaît la phrase lui-même, sans la confier au modèle, et
vérifie la clé auprès du fournisseur avant de changer — une vérification
qui ne coûte rien.
Si tout va bien, vous entendez par exemple « API Google en
fonction », et la conversation continue chez lui.
Sinon, vous entendez la raison — aucune clé enregistrée, clé
refusée, compte sans crédit, pas de réseau — et rien ne change.
La phrase doit être la commande seule : « parle-moi de l'API
Google » reste une question. La commande marche aussi tapée dans le
champ de la conversation.
Le nom de l'assistant vaut celui du fournisseur : « API Gemini »
comme « API Google », « API Claude », « API ChatGPT », « API Le
Chat ».
xAI se dit en épelant : « API x a i ». « Grok » est compris comme
Groq, qui se prononce pareil.
Puis dites « liste des modèles » : AutoIA les
énumère, numérotés, celui qui répond marqué « en service ». Dites ensuite
le numéro — « trois », « le deuxième », « le dernier » — et ce modèle
prend la suite. Toute autre phrase referme la liste.
Pour savoir lesquels sont prêts, dites « liste des
API » : AutoIA énumère, numérotés, les fournisseurs dont la clé
est enregistrée, celui qui répond marqué « en fonction ». Dites le numéro,
et c'est comme si vous aviez dit « API » suivi de son nom : la clé est
vérifiée, puis le fournisseur prend la suite.
LM Studio est un logiciel gratuit qui fait tourner un
modèle de langue sur votre ordinateur. AutoIA sait lui parler comme aux
six autres fournisseurs : les réponses ne sortent alors pas de chez vous,
et rien n'est facturé.
Votre téléphone doit pouvoir joindre l'ordinateur.
C'est la limite de ce mode, et elle décide de tout : sur le réseau de la
maison, cela fonctionne ; sur la route, l'ordinateur est hors de portée et
AutoIA ne recevra aucune réponse. Réservez-le à l'usage sédentaire, ou
montez un accès à distance si vous savez le faire.
Sur l'ordinateur : installez LM Studio, téléchargez un modèle, puis
ouvrez l'onglet Developer. Démarrez le serveur, activez
Serve on local network — sans quoi il n'écoute que l'ordinateur
lui-même — et relevez l'adresse affichée, de la forme
192.168.1.10:1234.
Dans AutoIA : Réglages → Source des réponses → choisissez
LM Studio sous « Quelle API répond », saisissez cette
adresse, puis touchez Vérifier le serveur. L'application relève la
liste des modèles que vous avez téléchargés, et vous les retrouvez au-dessus
du bouton de conversation.
Le jeton est facultatif. LM Studio n'en demande un que
si vous avez activé Require Authentication dans ses réglages ;
sinon, laissez la case vide.
Deux différences avec les fournisseurs payants. La recherche sur
le web n'existe pas : le modèle répond sur ce qu'il a appris, sans
aller voir. Et la vitesse dépend de votre machine — un
modèle qui n'a pas encore été chargé peut demander une dizaine de secondes
avant la première réponse, puis va nettement plus vite.
Rendez-vous sur console.mistral.ai et créez un compte.
Le palier gratuit demande de vérifier un numéro de téléphone ; il ne demande
pas de carte bancaire.
Une fois connecté, ouvrez le menu de votre profil, rubrique
API Keys, puis créez une clé. Donnez-lui un nom qui vous
parle — « AutoIA », par exemple — pour pouvoir la révoquer un jour sans
toucher aux autres.
La clé n'est affichée qu'une seule fois. Dès que vous
fermez la fenêtre, elle est irrécupérable : il faut en créer une autre.
Copiez-la tout de suite dans votre gestionnaire de mots de passe, ou
saisissez-la dans AutoIA avant de fermer la page.
Dans AutoIA : Réglages → Source des réponses → choisissez
Mistral sous « Quelle API répond », collez la clé, puis
touchez Vérifier la clé. L'application vous répond aussitôt si elle
est acceptée.
La recherche sur le web fonctionne aussi avec Mistral,
y compris sur le palier gratuit. Elle est
facturée à l'appel, trois centimes, en plus des mots échangés : c'est de
loin le poste principal. ⚠️ Le modèle décide seul du nombre
d'appels. Chez Mistral, la recherche est coupée
par défaut : sa case, dans les réglages, l'autorise après un
avertissement — voir la recherche,
fournisseur par fournisseur.
⚠️ Un modèle de Mistral ne sait pas chercher :
Ministral 8B, justement le premier de la liste et le moins cher.
Si vous le choisissez, la case de Mistral sous Recherche sur le web se
grise et l'écran vous dit pourquoi — l'application ne vous laisse pas
croire qu'elle cherche alors que rien ne partirait. Les trois autres
modèles cherchent.
Tous les modèles ne sont pas dans le palier gratuit.Mistral Large 3 est refusé, et l'application affiche alors « Votre clé n'a pas accès à ce
modèle ». Mistral Small 4, qu'AutoIA utilise par défaut, fonctionne.
Si vous choisissez un autre modèle et que cette phrase apparaît, revenez à
Small 4 ou passez à un palier payant sur la console.
Le palier gratuit limite aussi le nombre de demandes par seconde. Au
volant, cela peut se remarquer ; la console indique les limites en vigueur
si vous voulez les connaître.
Si vous avez choisi Mistral, vous pouvez passer directement
aux onglets Réglages ou
Télécommande.
Rendez-vous sur aistudio.google.com/apikey avec un
compte Google, puis créez une clé. Donnez-lui un nom qui vous parle —
« AutoIA », par exemple — pour pouvoir la révoquer un jour sans toucher aux
autres.
⚠️ Le palier gratuit n'est pas fait pour le volant. Il
s'ouvre sans carte bancaire, mais ce que vous y dites peut servir à
entraîner les modèles de Google et être relu par des personnes — les
conditions de Google le disent en toutes lettres. Passez au palier
payant : dans AI Studio, Billing, puis un achat de crédit
prépayé ; quelques euros suffisent pour des mois de trajets, et Google
s'engage alors à ne pas entraîner ses modèles sur vos conversations.
Dans AutoIA : Réglages → Source des réponses → choisissez
AIStudio Google sous « Quelle API répond », collez la clé,
puis touchez Vérifier la clé. L'application vous répond aussitôt si
elle est acceptée.
Une clé Google n'a pas de forme fixe — les plus
anciennes commencent par AIza, les récentes par
AQ. — et l'application n'en exige donc aucune. Elle refuse
seulement, hors ligne, ce qui commence par sk- : c'est la
clé d'un autre fournisseur, collée dans la mauvaise case.
Les trois modèles proposés sont Gemini 3.5 Flash Lite, le moins
cher, retenu par défaut au volant ; Gemini 3.8 Flash, l'équilibré,
qui consolide les trajets ; et Gemini 3.1 Pro, plus capable, plus
cher, et proposé par Google en aperçu — il peut disparaître sans préavis.
Ils savent tous chercher sur le web, avec la recherche Google.
La réflexion étendue se réduit, elle ne se coupe pas.
Ces modèles réfléchissent toujours un peu avant de parler ;
l'interrupteur de l'application choisit entre le minimum qu'ils acceptent
et un niveau moyen. La jauge compte les jetons de réflexion avec la
réponse.
⚠️ Quand le crédit prépayé est épuisé, tout s'arrête d'un
coup : AutoIA vous dit « Votre crédit est épuisé », et il faut
recharger dans AI Studio. L'application ne garde aucune conversation chez
Google : l'API qu'elle emploie n'en conserve pas qu'on puisse relire.
Si vous avez choisi AIStudio Google, vous pouvez passer
directement aux onglets Réglages ou
Télécommande.
Rendez-vous sur console.groq.com/keys avec un compte
Groq, puis touchez Create API Key. Donnez à la clé un nom qui vous
parle — « AutoIA », par exemple — pour pouvoir la révoquer un jour sans
toucher aux autres.
La clé n'est affichée qu'une seule fois. Copiez-la
tout de suite dans votre gestionnaire de mots de passe, ou saisissez-la
dans AutoIA avant de fermer la page.
Groq s'essaie gratuitement, sans carte bancaire. Le
palier gratuit fonctionne tout de suite, avec des limites de débit : un
nombre de questions et de mots par minute et par jour. Quand la limite
est atteinte, AutoIA vous dit qu'il y a trop de demandes et qu'il faut
attendre un peu. Le palier payant, Developer, demande une carte
bancaire, facture à l'usage en fin de mois et relève ces limites.
Dans AutoIA : Réglages → Source des réponses → choisissez
Groq sous « Quelle API répond », collez la clé, puis
touchez Vérifier la clé. L'application vous répond aussitôt si elle
est acceptée.
Une clé Groq commence par gsk_, et
l'application refuse hors ligne ce qui n'y ressemble pas : c'est le plus
souvent la clé d'un autre fournisseur, collée dans la mauvaise case.
Les deux modèles proposés sont GPT-OSS 120B, plus capable,
retenu par défaut au volant et qui consolide les trajets — 0,15 $ le
million à l'aller, 0,60 $ au retour — ; et GPT-OSS 20B, le plus
rapide, à 0,075 $ et 0,30 $. Ce sont des modèles ouverts d'OpenAI, que
Groq fait tourner sur ses propres puces : la réponse arrive en moins d'une
seconde à une question simple, en trois secondes environ avec une
recherche. Les deux savent chercher sur le web ; les pages lues se paient
comme du texte, et Groq ne publie pas de prix par recherche.
La réflexion étendue se réduit, elle ne se coupe pas.
Ces modèles réfléchissent toujours un peu avant de parler ;
l'interrupteur de l'application les fait réfléchir le moins possible, ou
davantage.
Ce que Groq conserve. Par défaut, Groq ne conserve ni
vos questions ni les réponses, et AutoIA lui demande en plus de ne rien
stocker. Groq peut garder temporairement, jusqu'à trente jours, des
journaux de requêtes, uniquement pour diagnostiquer une panne ou enquêter
sur un abus ; vous pouvez refuser même cela en activant Zero Data
Retention dans les Data Controls de la console Groq.
Si vous avez choisi Groq, vous pouvez passer directement aux
onglets Réglages ou
Télécommande.
Rendez-vous sur platform.openai.com et créez un compte.
⚠️ Un abonnement ChatGPT ne donne aucun accès à l'API —
c'est exactement le même piège que chez Claude, et c'est ce sur quoi la
plupart des gens butent. Ce sont deux produits distincts, facturés
séparément : il faut créditer le compte de développeur, quelques euros
suffisent pour des mois de trajets.
Une fois connecté et le compte crédité, ouvrez API keys
dans le tableau de bord, puis créez une clé. Donnez-lui un nom qui vous
parle — « AutoIA », par exemple — pour pouvoir la révoquer un jour sans
toucher aux autres.
La clé n'est affichée qu'une seule fois. Dès que vous
fermez la fenêtre, elle est irrécupérable : il faut en créer une autre.
Copiez-la tout de suite dans votre gestionnaire de mots de passe, ou
saisissez-la dans AutoIA avant de fermer la page.
Dans AutoIA : Réglages → Source des réponses → choisissez
OpenAI sous « Quelle API répond », collez la clé, puis
touchez Vérifier la clé. L'application vous répond aussitôt si elle
est acceptée.
Une clé OpenAI commence par sk-, et
l'application refuse hors ligne ce qui n'y ressemble pas — notamment une
clé Claude, qui commence par sk-ant-. Avec plusieurs cases de
saisie dans le même écran, se tromper de case est le geste le plus
probable, et mieux vaut le dire tout de suite que de vous laisser croire
la clé mauvaise.
Les trois modèles proposés sont GPT-5.6 Luna, le moins cher,
retenu par défaut au volant ; GPT-5.6 Terra, l'équilibré, qui
consolide les trajets ; et GPT-5.6 Sol, plus capable et plus cher.
Ils savent tous chercher sur le web, et la réflexion étendue se règle depuis
l'application, comme chez Claude.
⚠️ AutoIA demande à OpenAI de ne rien conserver. Cette
API garde par défaut trente jours de conversations, relisibles depuis le
tableau de bord ; l'application envoie donc à chaque question la consigne
de ne rien stocker. Rien de ce que vous dites au volant ne doit rester
là-bas.
Si vous avez choisi OpenAI, vous pouvez passer directement
aux onglets Réglages ou
Télécommande.
Rendez-vous sur console.x.ai — on y arrive aussi
depuis x.ai/api, bouton Get your API key — et
créez un compte. Ouvrez ensuite API Keys, puis créez une
clé. Donnez-lui un nom qui vous parle — « AutoIA », par exemple — pour
pouvoir la révoquer un jour sans toucher aux autres.
La clé n'est affichée qu'une seule fois. Copiez-la
tout de suite dans votre gestionnaire de mots de passe, ou saisissez-la
dans AutoIA avant de fermer la page.
⚠️ Il faut créditer le compte. xAI facture à
l'avance, sur des crédits prépayés, et refuse toute question dès que le
crédit est à zéro. On peut créer une clé sans rien payer,
mais elle ne sert à rien tant que le compte n'est pas crédité : en la
vérifiant, AutoIA vous dit que la clé est valide et que le compte n'a
pas encore de crédit, et la garde pour plus tard. Quelques euros suffisent pour des mois de trajets.
Un abonnement Grok ou X Premium ne donne aucun accès à l'API : ce sont
deux produits distincts, facturés séparément.
Dans AutoIA : Réglages → Source des réponses → choisissez
xAI sous « Quelle API répond », collez la clé, puis
touchez Vérifier la clé. L'application vous répond aussitôt si elle
est acceptée.
Une clé xAI commence par xai-, et
l'application refuse hors ligne ce qui n'y ressemble pas : c'est le plus
souvent la clé d'un autre fournisseur, collée dans la mauvaise case.
Les deux modèles proposés sont Grok 4.3, rapide et le moins
cher — 1,25 $ le million à l'aller, 2,50 $ au retour —, retenu par défaut
au volant comme pour consolider les trajets ; et Grok 4.7, plus
capable, à 2 $ et 6 $. Ils savent tous deux chercher sur le web, pour un
demi-centime par recherche, et le modèle en enchaîne parfois plusieurs
pour une seule question.
La réflexion étendue se règle dans l'application.
Sur Grok 4.3, l'interrupteur la coupe ; sur Grok 4.7, il la réduit au
minimum sans jamais l'éteindre tout à fait : ce modèle réfléchit
toujours un peu avant de parler.
⚠️ Ce qu'xAI conserve. AutoIA demande à xAI de ne
pas garder la conversation pour la reprendre plus tard, ni la trace de
son raisonnement. xAI conserve pourtant de lui-même chaque requête faite
à son API pendant trente jours, chiffrée, pour contrôler les abus — sans
s'en servir pour entraîner ses modèles. Si vous ne le souhaitez pas,
activez Zero Data Retention dans les réglages d'équipe de la
console xAI (Team Settings) : rien n'est alors écrit sur
disque.
Si vous avez choisi xAI, vous pouvez passer directement aux
onglets Réglages ou
Télécommande. La suite de cette page concerne
Claude.
Claude : abonnement et API, deux choses différentes
C'est le point qui surprend le plus. Un abonnement Pro, Max, Team
ou Enterprise ne donne pas accès à l'API. Ce sont deux produits
distincts, avec deux facturations séparées.
Abonnement (Pro, Max…)
API
Sert à
Discuter avec Claude sur claude.ai, dans l'application, dans Claude Code.
Utiliser Claude depuis vos propres programmes — dont l'application
AutoIA.
Facturation
Forfait mensuel fixe.
À l'usage, sur des crédits achetés d'avance.
Site
claude.ai
platform.claude.com
Même si vous avez déjà un abonnement, il faudra donc acheter des crédits
pour que la clé fonctionne. Vous pouvez en revanche utiliser la même adresse
électronique pour les deux.
Ouvrez platform.claude.com —
la console des développeurs d'Anthropic, distincte de l'application Claude
grand public.
Cliquez sur Sign up, ou sur Log in si vous avez déjà
un compte Claude.
Suivez l'inscription : adresse électronique, puis éventuellement un
code de vérification reçu par courriel.
À la question « comment utiliserez-vous l'API Claude ? », choisissez
Individuel si vous êtes seul — c'est le cas de la grande
majorité des gens. Organisation ne sert qu'à partager l'accès avec
des collègues et à centraliser la facturation. Un compte individuel pourra
de toute façon inviter des membres plus tard.
Répondez aux quelques questions sur votre usage prévu, puis validez.
Vous arrivez sur le tableau de bord, où figure une case
« crédits de l'organisation ».
Cette étape n'est pas facultative : sans crédits, la clé existe mais ne
répond rien.
Sur le tableau de bord, cliquez sur Ajouter des fonds, ou
passez par Paramètres → Facturation (Billing) dans le
menu de gauche.
Renseignez votre carte bancaire et vos informations de facturation.
Choisissez un montant. Cinq à vingt dollars suffisent
largement pour débuter — au tarif du tableau plus bas, cinq
dollars représentent des dizaines d'heures de trajet.
Validez le paiement. Le montant apparaît alors dans « crédits de
l'organisation ».
Laissez le rechargement automatique désactivé au début.
Ainsi, si vous épuisez vos crédits, l'API s'arrête simplement de répondre
au lieu de re-débiter votre carte. Vous l'activerez plus tard si vous le
souhaitez.
Dans le menu de gauche, ouvrez Clés API — ou le bouton
Obtenir une clé API en haut à droite du tableau de bord. Adresse
directe :
platform.claude.com/settings/keys.
Cliquez sur Créer une clé (Create Key).
Donnez-lui un nom qui vous rappellera à quoi elle sert, par exemple
AutoIA — téléphone. Le nom ne sert qu'à vous : si un jour vous
perdez le téléphone, vous saurez laquelle révoquer.
Laissez l'espace de travail (Workspace) sur
Default.
Cliquez sur Créer. Une fenêtre affiche votre clé : une longue
suite de caractères commençant par sk-ant-api03-.
Copiez-la immédiatement avec le bouton de copie, et
rangez-la en lieu sûr — un gestionnaire de mots de passe de préférence.
La clé ne sera plus jamais affichée en entier. Fermée
la fenêtre, la liste n'en montre que les premiers et derniers caractères.
Si vous ne l'avez pas copiée, il faudra en créer une autre — ce n'est pas
grave, mais autant l'éviter.
Ouvrez les réglages, puis la page Source des réponses, bloc
Mode API.
Collez la clé dans le champ prévu.
Touchez Vérifier la clé. L'application interroge Anthropic et
vous répond aussitôt. Cette vérification ne consomme rien.
Une fois acceptée, la clé est chiffrée et rangée dans le coffre matériel
du téléphone. Elle n'est plus jamais réaffichée : le champ propose seulement
de la remplacer, ou le bouton Enlève de la retirer du téléphone.
Le bouton Enlève demande toujours confirmation.
C'est le même dans les deux modes, et il ne fait jamais rien sans poser la
question : toucher à côté de la boîte annule. Un doigt qui glisse dans les
réglages ne doit pas vous coûter une ressaisie.
La vérification prouve que la clé est valide, pas qu'il reste
du crédit : le contrôle qu'elle effectue réussit même sur un
compte à zéro. Si tout est vert ici mais que rien ne répond en route,
regardez vos crédits.
Anthropic facture au volume de texte échangé, compté en jetons
— grossièrement, un jeton vaut trois quarts de mot. Les tarifs ci-dessous
sont ceux d'Anthropic, par million de jetons ; ce sont eux qui font foi, et
ils peuvent changer.
Modèle
Texte envoyé
Texte reçu
Pour quoi
Claude Haiku 4.5
1 $
5 $
Le plus rapide. C'est celui que la voiture demande.
Claude Sonnet 5
3 $
15 $
Plus fin, un peu plus lent.
Ce qui coûte, c'est la recherche sur le web, et l'écart
est considérable. Voici deux tours mesurés sur un téléphone,
avec Haiku 4.5 :
Question
Jetons envoyés
Reçus
Recherches
Coût
« Tu me reçois ? »
3 000
32
aucune
0,3 centime
« Quel temps demain ? »
52 000
396
3
8 centimes
Trois choses expliquent l'écart. Chaque recherche est facturée un centime
à part. Surtout, ses résultats sont réinjectés dans la conversation : les
trois recherches ont fait passer le texte envoyé de trois mille à
cinquante-deux mille jetons. Enfin, chaque nouvelle question rappelle toute
la conversation depuis le début, si bien qu'un trajet se renchérit à mesure
qu'il avance.
En pratique, pour un trajet d'une vingtaine de questions dont cinq
appellent une recherche, comptez de l'ordre de cinquante centimes
de dollar. Un premier crédit de cinq dollars représente donc une
soixantaine de questions du type météo ou actualité — ou plus d'un millier
de questions qui n'ont pas besoin du web.
Les chiffres ci-dessus sont des mesures, pas des garanties : ils
dépendent du modèle, de la longueur de la conversation et du nombre de
recherches que Claude juge nécessaires.
L'application affiche en permanence ce que vous avez dépensé, sous la
forme « 0,42 $US dépensés (toutes API) » : c'est ce que
l'application a dépensé depuis ce téléphone, tous fournisseurs du mode API
additionnés. Le mode pont n'y entre pas.
Ce montant n'est pas votre facture, et ne cherchera jamais à
l'être. Il est calculé sur le téléphone, à partir du nombre de
jetons qu'Anthropic renvoie à chaque réponse, multiplié par les tarifs
publiés. C'est une estimation fidèle de vos trajets — pas une lecture de
votre compte.
Ce qui est compté
Dans l'application
Ce qu'AutoIA a dépensé depuis ce
téléphone, estimé à partir des jetons.
Dans la console, rubrique Utilisation
Tout ce que votre compte a dépensé : toutes les applications, tous
les appareils, vos essais dans le Playground. C'est la facture.
Les deux chiffres ne coïncideront donc pas, et ce n'est pas un défaut :
ils ne comptent pas la même chose. Celui de la console est toujours le plus
élevé, et c'est lui qui fait foi.
Réinstaller l'application, ou effacer ses données, remet ce
compteur à zéro. Votre compte, lui, n'a pas bougé : c'est le
compteur du téléphone qui repart, pas la dépense qui s'efface. Consultez
la console pour le montant réel.
Pourquoi l'application ne va-t-elle pas simplement lire le solde du
compte ? Parce qu'Anthropic ne l'autorise pas : les rapports de
consommation exigent une clé d'administration, bien plus puissante
qu'une clé ordinaire, et ils ne sont de toute façon pas proposés aux comptes
individuels. Mettre une telle clé dans un téléphone serait par ailleurs une
mauvaise idée.
La recherche se règle fournisseur par fournisseur.
Pendant une recherche, le modèle lit des pages web — et une page peut
contenir un texte caché, écrit pour lui. Chez Groq, OpenAI, Mistral et
xAI, l'outil de recherche sait ouvrir une adresse qu'une page lui dicte :
lors d'un essai, une page piégée a fait envoyer par Groq la commune de
l'utilisateur à son auteur, sans un mot. Chez ces quatre-là, la
recherche est donc coupée par défaut, et la cocher
ouvre un avertissement. Google et Anthropic ne font que chercher : leur
case est cochée d'office. Chez tous, une page piégée peut encore vous
tromper — une fausse information, un faux numéro.
Le bloc Mode API, page Source des réponses des réglages, porte la liste
Recherche sur le web, une case par fournisseur. Décocher divise la dépense par quatre-vingts :
la même question météo est retombée de huit centimes à
un dixième de centime, par exemple.
Deux raisons à cet écart. Les recherches sont facturées à part, un centime
chacune. Et leurs résultats sont réinjectés dans la conversation : ce sont eux
qui font passer le texte envoyé de trois mille à cinquante-deux mille jetons.
Sans la recherche, la même question n'en consomme que six cents.
Ce que vous perdez en échange : tout ce qui dépend du moment présent.
Le modèle vous dira alors franchement qu'il ne peut pas connaître la météo de
demain, l'actualité ou les horaires — il ne les inventera pas,
et vous rappellera où cocher la case.
Une case peut aussi être grisée, sans que vous y
soyez pour rien : c'est que le modèle choisi ne sait pas chercher — le cas
de Ministral 8B chez Mistral. L'écran le dit alors en toutes
lettres et nomme le recours : choisir un autre modèle depuis la page de
conversation.
Ces cases valent pour les six fournisseurs payants, avec des
prix différents — environ huit centimes la question chez Claude, trois
centimes par recherche chez Mistral, qui en enchaîne parfois plusieurs, un
centime chez OpenAI, un centime quatre chez Google au-delà d'une franchise
mensuelle, un demi-centime par recherche chez xAI, et chez Groq le seul texte des
pages lues. En mode pont, en revanche, c'est le
serveur qui décide s'il cherche, et l'application n'a aucun moyen de le lui
dire.
⚠️ LM Studio figure dans la liste, case grisée : un
modèle qui tourne chez vous ne va rien chercher sur le web, et l'écran le
dit plutôt que de proposer un réglage sans effet.
Toute personne qui la possède peut s'en servir à vos
frais. Ne la partagez jamais, ne l'envoyez ni par courriel ni par
messagerie, et ne la publiez nulle part — surtout pas sur un dépôt de code ou
un forum.
Ce que l'application AutoIA en fait, de son côté :
Elle est chiffrée sur le téléphone par une clé qui ne sort jamais du
composant sécurisé, même sur un appareil déverrouillé.
Elle n'est envoyée qu'à api.anthropic.com. Aucun serveur
d'AutoIA ne la voit, ne la stocke ni ne la journalise.
Elle ne figure dans aucune sauvegarde ni aucune télémétrie.
Si vous perdez le téléphone, ou si vous pensez que la clé a fuité,
supprimez-la immédiatement dans Clés API sur la console d'Anthropic,
et créez-en une autre. La suppression est instantanée et ne touche à rien
d'autre sur votre compte.
Retirer la clé du téléphone ne l'annule pas. Le bouton
Enlève des réglages efface la clé de cet appareil, ce qui est ce
qu'il faut avant de prêter ou de revendre le téléphone. Mais la clé
continue d'exister et de fonctionner ailleurs : si elle a pu être vue par
quelqu'un, c'est sur la console d'Anthropic qu'il faut la supprimer. Les
deux gestes ne se remplacent pas.
À lire avant de vous lancer : à qui ce mode s'adresse, ce que
les conditions d'Anthropic autorisent, et la commande qui monte le
serveur.
À qui cela s'adresse
Le mode pont fait passer vos questions par un serveur que vous hébergez.
Ce serveur s'authentifie auprès d'Anthropic avec votre
abonnement Claude, et rien n'est facturé à l'usage.
⚠️ Ce serveur est pour vous seul, et ce n'est pas un conseil
d'usage : c'est une règle d'Anthropic. Les conditions du produit
interdisent de payer, revendre ou intermédier l'usage de Claude pour le
compte d'autrui — chaque utilisateur final doit s'authentifier avec ses
propres identifiants. Ouvrir votre pont à des collègues, des clients ou
votre famille vous met en infraction, même sans échange d'argent. Pour
d'autres personnes, c'est le mode API qu'il faut, chacune avec sa clé.
Sachant cela, le mode pont garde deux avantages pour votre usage
personnel : aucune facturation à l'usage, et une seule machine à tenir
plutôt qu'une clé par téléphone.
Ce qu'il faut avant de commencer
Le script installe et configure tout le reste — Python, Apache, le
certificat, les protections. Ce qui suit est ce qu'il ne peut pas faire à
votre place.
Une machine sous Debian 13, en installation
minimale — ni environnement de bureau, ni serveur web, ni rien
d'autre —, allumée en permanence et dédiée à ce
seul usage. Un petit serveur chez soi suffit ; en voiture, vous
l'atteindrez par Internet.
Debian 13 précisément : le script est écrit et éprouvé pour
elle. Sur une autre distribution, ou sur une Debian plus ancienne, il vous
prévient et vous demande si vous voulez poursuivre — à vos risques.
Un nom de domaine qui pointe déjà vers elle, et les
ports 80 et 443 joignables depuis Internet — Let's
Encrypt vient frapper au 80 pour délivrer le certificat.
Un abonnement Claude Pro ou Max, et un navigateur
pour l'autoriser une fois.
wget et ca-certificates — présents sur toute
installation Debian ayant les « utilitaires usuels du système ». Sur un
système vraiment dépouillé, apt install wget ca-certificates
d'abord : sans eux, on ne peut même pas télécharger le script.
Cette machine ne fait que ça, et c'est ce qui rend
l'installation simple. Le pont est le seul service qui y tourne :
le script peut donc régler Apache et les protections pour lui seul, sans
précaution ni compromis. Il remplace le site par défaut d'Apache par un
mur qui refuse tout ce qui n'est pas adressé à votre nom de domaine, et
c'est sans conséquence puisqu'aucun autre site n'y est servi.
Le HTTPS n'est pas facultatif. Le micro du navigateur
n'est accordé que dans un contexte sécurisé, et l'application refuse le
trafic en clair. Sur une adresse en http://, tout semblera
installé et rien ne fonctionnera — sans message d'erreur utile.
Le montage lui-même
Sur une Debian 13 neuve et dédiée, un script fait tout :
paquets, compte système, code du pont, environnement Python, Claude Code,
vhosts Apache, certificat Let's Encrypt, service et freins anti-force-brute.
Comptez deux minutes.
wget https://autoia.tbnetsys.fr/scripts/install.sh
less install.sh # lisez-le avant : il tourne en root
sudo bash install.sh
Prenez le temps de le lire. Ce script tourne avec tous
les droits sur votre machine — c'est vrai de celui-ci comme de n'importe
quel installateur qu'on vous invite à passer dans un interpréteur. La
forme en deux temps ci-dessus coûte trente secondes et vous laisse voir ce
qu'il fait.
Il vous demande le nom de domaine, une adresse de courriel pour Let's
Encrypt, et le réseau depuis lequel vous administrez la machine. Puis il
ouvre l'autorisation de votre compte Claude : une adresse à ouvrir dans un
navigateur, un code à recoller. Il finit en vous donnant l'adresse où créer
votre compte sur le pont.
Ce qu'il ne fait pas, et qui doit être fait avant. Il
ne touche pas au pare-feu — poser des règles sur une machine qu'on
administre à distance est le meilleur moyen de s'en couper. Il faut donc
que les ports 80 et 443 soient déjà joignables depuis
Internet — Let's Encrypt vient frapper au 80 — et que votre nom
de domaine pointe déjà vers la machine. Le port 22, lui, n'a rien à faire
sur Internet : ouvrez-le depuis votre réseau interne seulement.
Le script se relance sans dégât : il regarde ce qui existe avant
d'écrire. Si quelque chose a échoué, corrigez et rejouez-le.
Si quelqu'un a monté le serveur pour vous, vous n'avez
rien à installer : il vous suffit de son adresse et de vos identifiants, à
saisir dans la page Source des réponses des réglages, bloc Mode pont.
Lier votre session à vos appareils
Quand vous vous connectez à votre pont, il vous remet un jeton de session
valable soixante jours : c'est ce qui vous évite de taper un
mot de passe au volant. Ce jeton se comporte comme une clé de voiture — qui
l'a peut entrer. Si un programme malveillant en prend une copie sur votre
ordinateur ou votre téléphone, il ouvre votre pont depuis n'importe où, et
rien ne vous en avertira.
Vous pouvez rendre ce jeton inutilisable ailleurs que sur vos
appareils. Chacun reçoit un certificat dont la clé reste enfermée
dans son matériel : sans lui, le jeton ne vaut plus rien. C'est facultatif,
et ce n'est pas activé par défaut.
L'installateur vous pose la question. Si vous avez répondu non, ou si
votre pont a été installé avant que cette option existe, une commande suffit
— elle ajoute elle-même ce qui manque :
sudo bash ~autoia/pont/mtls.sh etat # où en êtes-vous
sudo bash ~autoia/pont/mtls.sh activer # poser la protection, et le premier appareil
sudo bash ~autoia/pont/mtls.sh appareil tablette # un appareil de plus
sudo bash ~autoia/pont/mtls.sh revoquer tablette # cet appareil ne rentre plus
sudo bash ~autoia/pont/mtls.sh fermer-ws # ferme le dernier passage — voir plus bas
sudo bash ~autoia/pont/mtls.sh desactiver # revenir en arrière
Un certificat par appareil, plutôt que le même partout :
chaque copie du fichier est une occasion de le perdre, et c'est ce qui permet
d'en retirer un seul. revoquer ferme la porte à l'appareil
nommé — un téléphone perdu, une tablette revendue — sans toucher aux autres
ni vous obliger à tout réinstaller. L'accès lui est refusé avant même que la
page soit demandée, et il ne peut pas revenir : il lui faudrait un
certificat neuf.
autoia est le compte que l'installateur a créé ; remplacez-le
si vous en avez choisi un autre. Écrit ainsi plutôt que ~/pont,
la commande marche aussi quand vous êtes déjà connecté en root — cas où
~ désignerait le dossier de root, où il n'y a rien.
La commande vous rend un fichier .p12 et la ligne à taper
pour le rapatrier. Sur le téléphone, ouvrez Réglages ▸ Sécurité ▸
Chiffrement et identifiants ▸ Installer un certificat, puis choisissez
Certificat VPN et application. Android réclame un
verrouillage d'écran avant d'accepter, et le chemin change
un peu selon la marque du téléphone.
Ce que la commande fabrique au passage. Pour signer les
certificats de vos appareils, elle crée une autorité : une clé qui
reste sur votre serveur, dans /etc/autoia-mtls. Elle ne sert
qu'à deux choses — ajouter un appareil, ou en retirer un — et le reste du
temps elle dort.
Mettez cette autorité à l'abri, et le dossier entier.
Qui la détient peut fabriquer un certificat pour n'importe quel appareil,
donc entrer chez vous. Copiez /etc/autoia-mtls sur une clé ou
une autre machine, et vous pourrez même l'ôter du serveur : vous ne la
remettrez que le jour où vous ajouterez un appareil.
⚠️ Le dossier entier, pas seulement la clé. Il contient
aussi la mémoire de ce que vous avez révoqué. Restaurer la seule clé
rendrait leur accès aux appareils que vous aviez retirés — et rien ne vous
le dirait.
Ce que cela vous demandera, et qui ne s'automatise pas.
Un fichier à installer sur chaque appareil, un verrouillage d'écran, et le
même geste à refaire dans cinq ans : un certificat périmé ferme l'accès,
et le navigateur n'affiche alors qu'une erreur technique peu parlante. Si
cela vous arrive, ou si vous perdez le certificat, rien n'est perdu :
desactiver depuis votre serveur vous rouvre la porte.
L'application présente son certificat, elle aussi.
Choisissez-le dans ses réglages, page Source des réponses, bloc
Mode pont, sous
« Certificat de l'appareil » — le même que celui installé sur le
téléphone. La conversation continue alors de passer, et un jeton volé
n'ouvre plus rien du tout.
⚠️ L'ordre compte, et c'est le seul piège de cette page.
À l'installation, le WebSocket de la conversation reste ouvert exprès :
fermer ce passage avant que l'application présente son certificat rendrait
votre pont muet au volant. Choisissez donc le certificat dans
l'application d'abord, puis lancez fermer-ws — la
cinquième commande de la liste ci-dessus. Tant que vous ne l'avez pas
fait, un jeton volé ouvre encore la conversation, donc votre abonnement.
Si vous vous trompez d'ordre, rien n'est perdu :
activer rouvre ce qu'il faut, et votre choix de fermeture est
conservé.
La page d'aide, la page de connexion et le script d'installation
restent ouverts à tous, dans tous les cas.
Ce que cela ne fait pas. Le certificat dit quel
appareil, jamais qui : votre mot de passe et votre code à six
chiffres restent exigés. Et il ne protège pas de quelqu'un qui aurait la
main sur votre téléphone lui-même — il ne pourrait pas emporter la clé,
mais il pourrait s'en servir sur place. Si vous perdez l'appareil, c'est le
bouton Fermer les autres sessions de la page d'administration qui
vous protège.
L'application AutoIA s'utilise très bien sans : la page de conduite
n'est qu'un immense bouton, à toucher sans le regarder. Une petite télécommande Bluetooth
clipsée au volant reste plus commode — la main ne quitte pas le volant.
Le bouton « voix » d'origine de votre voiture ne peut pas servir : il
appelle la reconnaissance vocale du véhicule, et en USB c'est Android Auto
qui le capte. Aucune application tierce ne peut le récupérer. D'où la
télécommande, qui parle directement au téléphone et court-circuite les
deux.
Choisir une télécommande
Ce qui compte n'est ni la marque ni le nombre de boutons, mais ce que
l'appareil émet : il doit se déclarer en clavier Bluetooth
et envoyer des touches. Les télécommandes de volant à cinq boutons vendues
pour piloter la musique du téléphone conviennent ; celles qui se déclarent
en périphérique audio n'émettent aucune touche et ne peuvent pas être
apprises. La fiche du produit le dit rarement — la vérification, elle, prend
une minute (voir plus bas).
Le bloc Télécommande au volant, page Télécommande des réglages, vous indique si
la télécommande répond.
Un modèle éprouvé avec AutoIA. La télécommande
QXS-001 — Bluetooth 5.3, rechargeable, étanche, à sangler au
volant — fonctionne bien avec AutoIA sous Android : elle
se déclare en clavier, et ses touches s'apprennent sans difficulté. Elle a
servi en roulant, dans les deux modes, et pas seulement à
l'arrêt. On la trouve chez
Amazon.
Une précision tirée de sa mesure : elle se présente au téléphone en
deux appareils — un clavier et un contrôleur multimédia —
qu'Android réunit sous un seul nom. Quel que soit le bouton que vous
apprenez, AutoIA le rattache donc à la même télécommande, et la réserve
décrite plus bas vaut d'un coup pour tous ses boutons.
Ce n'est ni une recommandation commerciale ni un partenariat : c'est le
modèle qui sert à mettre au point cette fonction, et celui dont nous
pouvons dire quelque chose de mesuré.
Aucune liste écrite d'avance ne couvrirait tous les modèles : les uns
émettent la touche de volume, les autres une touche média, d'autres encore
une commande d'assistant. AutoIA ne devine donc rien, elle apprend.
Ouvrez les réglages de l'application AutoIA, puis la page
Télécommande.
Touchez Apprendre le bouton.
Pressez, sur la télécommande, le bouton que vous voulez consacrer à la
parole.
Le nom de la touche s'affiche : c'est gagné. Elle est retenue avec
l'appareil qui l'a émise.
Cette dernière précision compte : si votre télécommande émet la touche
« volume plus » — le cas le plus répandu —, les boutons de volume du
téléphone gardent malgré tout leur rôle habituel. Seule la télécommande
apprise déclenche l'écoute.
En revanche, toutes les touches de cette télécommande-là
reviennent à AutoIA : elles ne commandent plus ni le volume, ni la musique,
ni rien d'autre. C'est voulu — un bouton qui ferait deux choses selon ce qui
est affiché serait ingérable au volant, et la voiture a ses propres commandes
au volant pour la musique et le GPS.
Cette étape n'est pas facultative si vous roulez avec un GPS, et elle
n'est pas devinable : sans elle, la télécommande cesse de répondre
dès qu'une autre application occupe l'écran. Le bouton semble
marcher au garage, puis meurt sur la route.
La raison tient à la façon dont Android distribue les touches : celles
d'un appareil comme une télécommande vont à une seule fenêtre, celle qui a
la main. Lancez le guidage depuis le bouton de votre volant, et cette main
passe au GPS — souvent sur l'écran de la voiture, alors même qu'AutoIA reste
parfaitement visible sur le téléphone. Le grand bouton de l'écran continue,
lui, de répondre au doigt, ce qui rend la panne d'autant plus déroutante.
AutoIA emprunte donc un autre chemin, que vous devez lui ouvrir une
fois :
Dans les réglages d'AutoIA, page Télécommande,
touchez Trouver le service.
La recherche des paramètres du téléphone s'ouvre sur
AutoIA — télécommande au volant. Touchez ce résultat.
Activez l'interrupteur.
Revenez dans AutoIA : la pastille du bloc doit être verte.
Si l'interrupteur refuse de s'allumer, Android bloque
les réglages sensibles pour les applications installées depuis un fichier
plutôt que depuis une boutique. Touchez Fiche de l'application
dans le même bloc, puis le menu à trois points en haut à droite, et
autorisez les paramètres restreints. Revenez ensuite à l'étape
précédente.
L'ordre compte, et c'est ce qui égare : cette entrée
n'existe dans le menu à trois points qu'une fois l'interrupteur refusé.
C'est le refus qui la fait apparaître. Tant qu'il n'a pas eu lieu, le menu
ne propose rien, et l'on cherche en vain une ligne qui n'y est pas
encore.
À vérifier après une mise à jour d'AutoIA, et aussi
si l'application s'est arrêtée brutalement : Android referme parfois ce
chemin dans ces deux cas, sans le dire — parfois seulement, et rien ne
permet de prévoir lequel. La pastille du bloc Télécommande au
volant passe alors au rouge, et l'application vous l'annonce à voix
haute au démarrage : c'est le seul avertissement, et il vaut la peine d'y
prêter l'oreille avant de prendre la route.
Ce que ce service voit, et ce qu'il ne voit pas : il reçoit les touches
de la télécommande que vous avez apprise, et rien d'autre. Il ne lit aucun
contenu affiché, ni dans AutoIA ni ailleurs.
À l'arrêt, l'application ouverte : une pression sur le bouton appris doit
faire passer AutoIA à l'écoute, et un bip aigu le confirme. Parlez, puis
pressez une seconde fois : un bip plus grave répond, et
votre question part. C'est tout le geste — un appui pour ouvrir le micro,
un appui pour le fermer, sans rien à maintenir. Recommencez deux ou trois
fois. C'est le moment de découvrir un défaut, pas au premier rond-point.
Puis l'essai qui compte vraiment : passez sur une autre application —
votre GPS, l'écran d'accueil — et recommencez. Vous devez entendre le bip
d'ouverture et pouvoir parler sans rien toucher. Si rien ne vient, reprenez
l'étape précédente.
Si vous oubliez le second appui, rien n'est perdu : le micro se referme
de lui-même au bout d'une minute et demie, et ce qui a été dit part
normalement.
Certaines télécommandes ne se contentent pas d'émettre une touche : un
appui long sur volume − demande au téléphone de réveiller
« l'assistant vocal ». Cet appel n'arrive à l'application AutoIA que si vous
l'avez désignée comme assistant du téléphone. C'est aussi ce qui permet de
la lancer sans la chercher, par un appui long sur la touche latérale ou sur
le bouton d'accueil, même quand elle n'est pas à l'écran.
Toutes les télécommandes ne savent pas le faire, et la fiche du
vendeur n'est pas une garantie. Une télécommande a été mesurée
ici bouton par bouton : ses quatre boutons émettaient des touches
ordinaires — deux de volume, deux de musique — et aucun
n'appelait l'assistant, pas même celui que sa notice annonçait pour cela.
Si la vôtre est dans ce cas, la désignation ne changera rien pour elle ;
elle reste utile pour la touche latérale du téléphone.
Ouvrez les paramètres du téléphone, pas ceux de
l'application.
Dans le champ de recherche, tapez
Application d'assistant numérique.
Les libellés varient d'un téléphone à l'autre. Selon la
marque et la version d'Android, on trouve aussi Assistant vocal,
Application d'assistance ou Assistance et saisie vocale,
rangés sous Applications par défaut ou Gestion générale.
La recherche des paramètres reste le chemin le plus sûr.
À savoir avant de le faire : AutoIA remplace alors
l'assistant que vous utilisiez, partout où le téléphone l'appelait — appui
long sur l'accueil compris. C'est réversible à tout moment, au même endroit,
en y remettant l'assistant précédent.
Ce réglage est facultatif. Sans lui, la télécommande
fonctionne quand même dès lors que son bouton a été appris, et le grand
bouton de la page de conduite ne dépend de rien.
AutoIA vous dit où vous en êtes. Dans ses réglages, le
bloc Télécommande au volant indique qui répond au bouton voix du
téléphone — AutoIA, ou l'application qui a repris ce rôle. Un lien y mène
directement à l'écran de choix. L'état est relu à chaque fois que vous
revenez sur cet écran, jamais mémorisé.
C'est un renseignement, pas une alerte, et la pastille du
bloc n'en tient pas compte : elle ne compte que ce dont la télécommande
dépend vraiment — un bouton appris, la télécommande qui répond, et le service
d'accessibilité en marche. Ne pas être l'assistant du téléphone n'est donc
pas une panne, et rien ne s'en alarmera au-dessus d'un bouton qui
répond.
Ce réglage peut se défaire tout seul, et sans prévenir.
Il appartient au téléphone, pas à AutoIA : une mise à jour du système, ou
une réinstallation de l'application, le remet sur l'assistant d'origine.
Aucune application ne peut se désigner elle-même — Android réserve ce choix
à vous seul. D'où l'intérêt de jeter un œil au bloc Télécommande au
volant quand le bouton voix ne répond plus comme avant.
La télécommande se déclare en périphérique audio et n'émet pas de
touche. Elle ne conviendra pas ; il faut un autre modèle.
Elle marchait, elle ne marche plus
Elle s'est déconnectée ou sa pile est vide. Le bloc
Télécommande au volant vous le dit en rouge. Vérifiez-la aussi
dans les paramètres Bluetooth du téléphone.
Elle répond bien à la maison, et lâche une fois en voiture
Sa pile est en fin de vie. Une pile faible tient la
liaison tant que la télécommande est à côté du téléphone — sur un bureau,
elle paraît parfaite — et la perd dès qu'elle s'en éloigne un peu. Au
volant, elle est clipsée et le téléphone sur son support : cette
distance-là suffit, et les déconnexions deviennent intempestives, sans
cause visible. AutoIA ne peut pas vous en prévenir, le téléphone ne
sachant pas lire le niveau de pile d'une télécommande ; cela se mesure
au testeur — 2,5 V sur une pile fautive, là où une pile
saine en donne 3 à 3,5. À l'achat, remplacez d'emblée la pile
fournie par une neuve : elle a souvent vieilli en rayon, et
c'est deux euros contre une soirée à soupçonner l'application.
Elle ne revient pas après avoir coupé puis rendu le Bluetooth
C'est normal, et mesuré : elle ne se reconnecte pas d'elle-même.
Pressez n'importe lequel de ses boutons pour la
réveiller ; elle réapparaît aussitôt.
C'est la musique qui réagit, pas AutoIA
Le bouton pressé n'est pas celui qui a été appris. Reprenez
l'apprentissage en pressant le bon.
Rien ne se passe dès qu'une autre application occupe l'écran
Le chemin de la télécommande n'est pas ouvert. C'est l'étape 3
ci-dessus, et c'est le cas le plus fréquent — Android referme parfois ce
chemin en mettant AutoIA à jour, sans le dire. La pastille du bloc
Télécommande au volant est alors rouge. Seconde cause possible,
si la pastille est verte : vous avez touché Apprendre le bouton dans les
réglages puis quitté l'écran sans presser aucune touche. Refaites
l'apprentissage jusqu'au bout, ou relancez l'application.
Une jauge de volume apparaît sur le côté de l'écran, et rien d'autre
Même cause que la ligne précédente, avec un symptôme qui trompe :
votre appui n'est pas parvenu à AutoIA, et le téléphone l'a pris pour un
réglage du volume. Ouvrez le chemin de la télécommande.
La musique change de morceau quand vous demandez la parole
Même cause encore : le chemin fermé, l'appui parti au lecteur. Une
fois le chemin ouvert, aucune touche de la télécommande
apprise ne commande plus la musique.
L'appui long sur volume − réveille un autre assistant
AutoIA n'est pas désignée comme assistant du téléphone. Voir
Désigner AutoIA comme assistant du téléphone, plus haut.
Ce qui se règle dans l'application elle-même, quel que soit le
mode retenu. À faire à l'arrêt, comme tout le reste.
Les réglages portent en haut une barre de pages, qui défile :Langue, Voix, Source des réponses, Conversation, Météo mesurée,
Télécommande, Notifications vocales, Téléphone, Alarmes et
Débogage. La page ouverte est en orange, et vient se placer au
milieu de la barre ; le geste retour ramène à l'accueil des réglages. Chaque
case dit sous son nom où en est la page — la langue servie, la vitesse
retenue, le mode qui répond — et ne porte un point de couleur que
lorsqu'un geste est attendu de vous.
Seule la page Source des réponses est obligatoire ; les autres ont
des valeurs qui conviennent déjà. La clause de responsabilité, elle, s'affiche à
l'accueil des réglages : on ne la règle pas, on la lit.
Au-dessus de cette barre, le menu de l'application —
Débogage, Consolidation, Réglages — se
trouve sur la page de conversation, sous le nom AutoIA, et tient lieu de
titre aux écrans Débogage, Consolidation et Réglages : l'écran ouvert y est
en orange, et le petit logo à sa gauche ramène à la conversation ; Débogage n'y paraît
que si vous l'avez allumé. En bas, la barre d'aide :
Toute l'aide, puis Responsabilité et garanties,
Politique de confidentialité et Conditions générales,
ces trois-là ouvertes seules, sans le reste de l'aide.
La langue de l'application
AutoIA parle anglais, français, espagnol et allemand. Par défaut
elle suit la langue du téléphone ; un téléphone réglé dans une langue
qu'AutoIA ne parle pas s'ouvre en anglais.
Vous pouvez aussi la choisir vous-même, indépendamment du système :
réglages, page Langue. Les quatre langues y sont nommées dans leur
propre langue — « English », « Français », « Español », « Deutsch » — pour que vous
retrouviez la vôtre même si l'application s'est ouverte dans une que vous ne
lisez pas.
Ce réglage fait plus que les écrans. Il commande aussi
la voix de synthèse, la reconnaissance vocale, et la langue dans laquelle
le modèle répond — c'est-à-dire la langue dans laquelle il faudra
parler. C'est la moins devinable des quatre conséquences, et la
plus déroutante si on la découvre au volant en n'étant plus compris.
En changer redémarre l'application, et la conversation
en cours est perdue. C'est le seul moyen d'aligner d'un coup la voix, la
consigne et la notification, qui vivent dans un service d'arrière-plan
qu'un simple rafraîchissement d'écran ne touche pas. À faire à
l'arrêt.
⚠️ La reconnaissance et la synthèse ont chacune besoin de son
paquet de langue. Si votre téléphone n'a pas celui de la langue
choisie, AutoIA se rabat sur le moteur du système — cela fonctionne, mais
votre voix passe alors par le réseau. La page Voix le dit en
toutes lettres et vous indique quoi installer. Les deux téléchargements
sont distincts, à deux endroits différents des réglages d'Android.
Demandez un mot, une phrase, une traduction, et AutoIA vous la
prononce dans sa langue. « Comment dit-on : je vais au
supermarché demain ? » donne la phrase anglaise avec l'accent anglais, et
son explication en français avec l'accent français — dans la même
réponse.
Rien n'est à régler. L'application reconnaît la langue
de chaque passage et change de voix en cours de phrase. Vous conversez, vous
faites répéter, vous demandez une correction : chaque chose est dite comme
elle doit l'être.
Les deux sens fonctionnent. Une application en
français qui cite de l'espagnol le dit en espagnol ; une application en
anglais qui cite du français le dit en français.
La voix de la langue doit être installée sur le téléphone.
Quand elle manque, AutoIA vous le dit à voix haute et prononce le passage
dans la langue de l'application. Le bouton Moteur de synthèse vocale,
dans les réglages Voix, mène à l'écran d'Android où l'on change de
moteur ou l'on ajoute une voix.
Un mot rare, seul et sorti de tout contexte, peut échapper à la
reconnaissance et sortir dans la langue de l'application. Une phrase, même
courte, est reconnue sans peine.
La vitesse de la voix appartient à chaque langue. Chaque
voix a son débit naturel, et le même réglage ne donne pas la même vitesse
d'une langue à l'autre : les réglages Voix offrent un curseur par
langue, chacun avec son bouton Écouter qui fait entendre cette
langue-là. Ce que vous réglez pour l'anglais vaut aussi pour les mots
anglais dits au milieu d'une réponse française. Une langue qu'on apprend
gagne souvent à être ralentie. Chaque langue part d'une vitesse choisie pour
elle, et un bouton Valeurs par défaut y ramène les quatre.
Le modèle sait prendre le temps de raisonner avant de parler. Il réfléchit
en silence, puis répond. Sur une question difficile, la réponse y gagne ;
sur une conversation ordinaire, on attend pour rien.
L'interrupteur est dans les réglages, page Conversation, bloc
Réflexion.
Il est allumé par défaut : sans réflexion, un petit
modèle peut répondre trop vite et se tromper, jusque sur un calcul
simple. Coupez-le si vous préférez la réponse la plus rapide — au volant,
les secondes d'attente sont du silence pendant lequel vous ne savez pas si
l'application travaille ou si elle est bloquée.
Il fonctionne en mode pont, avec Claude, avec OpenAI, avec Google, avec xAI et avec Groq,
mais pas avec Mistral : ces modèles-là décident seuls de
raisonner ou non, sans réglage documenté pour l'éteindre. L'interrupteur
s'y grise donc, et le dit — un réglage sans effet vaudrait moins qu'un
réglage absent. En mode API, le
changement prend effet à la question suivante. En mode pont, le serveur
doit reconstruire sa session : comptez une courte pause sur la première
question qui suit, mais votre conversation est conservée
— inutile de répéter ce que vous veniez de dire.
Mesuré sur une même question, à laquelle Claude a rendu exactement la
même réponse dans les deux cas :
Réflexion coupée
Réflexion active
Première phrase entendue
3,0 s
5,8 s
Réponse dite en entier
5,3 s
10,1 s
Réponse obtenue
la même, au mot près
Le temps double, pour le même résultat. C'est le cas courant : la plupart
des questions qu'on pose en voiture ne demandent aucun raisonnement.
En mode API, cela se paie aussi. Le raisonnement de
Claude est facturé comme du texte produit, c'est-à-dire au tarif le plus
cher : cinq dollars le million de mots-jetons sur le modèle le plus rapide,
vingt-cinq sur le plus fin. Une réflexion que vous n'utilisez pas est une
dépense que vous ne voyez pas.
Tous les modèles ne réagissent pas de la même façon à cet interrupteur,
et l'écart est important :
Modèle
Réflexion active
Sonnet 5, Opus 5
Claude décide lui-même s'il a besoin de réfléchir.
Sur une question simple, il ne réfléchit presque pas, et vous ne perdez
pratiquement rien.
Haiku 4.5
La réflexion est systématique, même pour un
« merci, c'est clair ». Ce modèle est antérieur à la réflexion à la
demande, et il n'y a pas moyen de la lui rendre facultative.
Autrement dit : sur Sonnet 5 ou Opus 5, laisser l'interrupteur actif ne
vous coûtera pas grand-chose. Sur Haiku 4.5, il vaut mieux le couper dès que
vous reprenez la route.
La réflexion se justifie à l'arrêt, quand vous posez une vraie question :
comparer deux options, comprendre un raisonnement, démêler un problème.
Là, deux ou trois secondes de plus n'ont aucune importance, et la réponse
est meilleure.
En roulant, coupez-la. Vous voulez une réponse tout de suite, courte, sur
un sujet qui ne demande pas de réflexion : la météo, une heure, un fait, une
conversation. C'est exactement ce pour quoi l'application est faite.
Quand le modèle vous donne un numéro de téléphone ou l'adresse d'un lieu,
il vous les dit à voix haute comme le reste. Vous pouvez ensuite lui demander
d'appeler, ou de vous y conduire.
Cela se passe ainsi :
Vous demandez : « compose ce numéro », ou « emmène-moi là-bas ».
Le modèle redit de quoi il s'agit — le numéro en toutes lettres, ou
l'adresse. S'il y a plusieurs numéros ou plusieurs adresses dans votre
conversation, il vous demande d'abord lequel ; s'il n'y en a qu'un, il peut
vous demander de confirmer ou agir aussitôt, selon le modèle que vous avez
choisi.
L'application ouvre alors le composeur du téléphone, ou votre
application de navigation.
Ce qui ne dépend d'aucun modèle : vous entendez toujours
le numéro ou l'adresse avant que quoi que ce soit s'ouvre, et l'application
n'agit que sur ce qui vous a été dit dans un échange précédent.
Le dernier geste vous revient. Le composeur affiche le
numéro sans appeler : c'est vous qui appuyez sur le bouton d'appel — à moins
que vous n'ayez demandé à AutoIA de le faire pour vous, ce que décrit
Lancer l'appel sans toucher l'écran. La
navigation affiche l'adresse sans démarrer l'itinéraire : c'est vous qui
lancez le guidage.
L'application n'ouvre que ce que le modèle vous a annoncé auparavant : un
numéro ou une adresse qui n'ont pas été dits dans votre conversation sont
refusés, et l'application vous le dit à voix haute. Pour la navigation, Waze
est ouvert s'il est installé ; sinon, l'application de navigation de votre
téléphone prend le relais.
Dites « appelle Marie », et l'application cherche ce nom dans vos
contacts. Si une seule personne correspond, elle ouvre le composeur ; si
plusieurs correspondent, elle vous lit leurs noms et attend que vous
choisissiez.
Vous choisissez en redisant le nom, ou par sa place dans la liste :
« le deuxième », « l'avant-dernier ». La place sert quand la reconnaissance
vocale n'écrit pas le nom comme il figure dans votre carnet. Quand la même
liste revient une seconde fois, l'application vous le rappelle elle-même.
Cette recherche se fait sur votre téléphone, sans rien
envoyer. Aucun fournisseur d'intelligence artificielle n'est
consulté pour trouver un contact, et vos numéros ne quittent jamais
l'appareil : ils vont directement de votre carnet d'adresses au composeur.
La réponse est immédiate, même sans réseau.
Là encore, le dernier geste vous revient : le composeur
affiche le numéro, c'est vous qui appuyez pour appeler — sauf si vous avez
demandé l'inverse, ci-dessous.
Le mot « numéro » fait toute la différence. Demander un
numéro n'est pas demander un appel : dès que vous prononcez ce mot,
l'application ne va plus voir votre carnet d'adresses et laisse la question
au modèle, qui la cherchera sur le web.
Pour appeler quelqu'un que vous avez en contact, ne dites pas
« numéro » : « appelle Christelle », « téléphone à France Travail ».
Pour faire chercher un numéro que vous n'avez pas, dites-le :
« cherche-moi le numéro du restaurant à Catllar ». Le modèle vous le donne,
et vous pouvez ensuite lui demander de le composer.
L'application ne vous propose que les contacts qui correspondent à
tous les mots que vous avez dits. « Appelle France
Travail » trouve « France Travail Prades » ; une phrase dont les mots
désignent des contacts différents n'en désigne aucun, et la question part au
modèle. Une liste trop longue à écouter y part également.
Pour qu'une recherche de numéro aboutisse, il faut un modèle qui sache
chercher sur le web : les moins chers ne le savent pas, et leur description
vous le dit au moment de les choisir.
L'application se débrouille des noms que la reconnaissance vocale écorche.
Si elle ne trouve rien, elle réessaie avec le début du nom, et elle recolle
les lettres quand vous épelez. Un nom entendu en deux morceaux est recollé
lui aussi.
L'accès aux contacts est facultatif : il vous est proposé
au premier démarrage, à l'arrêt, et jamais en roulant. Refusé, tout le reste
de l'application fonctionne, et vous pouvez l'autoriser plus tard dans les
réglages d'Android.
AutoIA ouvre le composeur du téléphone avec le numéro déjà saisi, et c'est
vous qui appuyez sur le bouton d'appel. La page Téléphone des
réglages porte un interrupteur qui change cela : l'appel part tout seul, dès
que vous avez confirmé.
Il est éteint au départ. En l'allumant, vous autorisez
AutoIA à passer un appel : Android vous demande la permission à ce moment-là,
et si vous la refusez, l'interrupteur reste éteint et vous le dit.
Il ne vaut que pour ce que vous avez confirmé vous-même :
la personne que vous venez de choisir parmi vos contacts, et le numéro que
vous avez validé après l'avoir entendu. Un numéro affiché à l'écran que vous
touchez du doigt ouvre toujours le composeur — c'est le seul endroit où vous
pouvez le relire avant qu'il parte.
Les numéros d'urgence font exception, et ce n'est pas un choix
d'AutoIA : Android interdit à toute application d'appeler le 112, le
15, le 17 ou le 18. Le composeur s'ouvre, et c'est vous qui appuyez. Cela vaut
que l'interrupteur soit allumé ou non.
Pesez-le avant d'allumer : un nom mal entendu, et l'appel part pour de
bon. L'interrupteur éteint, la même erreur ne coûte qu'un écran à refermer.
Dites « envoie un SMS à Éric ». AutoIA cherche Éric dans vos
contacts, comme pour un appel : une seule personne, elle vous demande le
message ; plusieurs, elle vous lit leurs noms et vous choisissez, par le nom
ou par la place.
Vous dictez le message, puis AutoIA vous le relit avec le nom de
son destinataire : « Message pour Éric Dupont : peux-tu faire
des pâtes ? Je l'envoie ? » Rien ne part sans votre oui. Un
non, ou un oui, mais…, annule : vous pouvez alors
recommencer.
Le message part tel que la reconnaissance vocale l'a écrit, sans
correction. C'est pour cela qu'il vous est relu : écoutez-le avant de dire
oui.
Le contact doit avoir un numéro enregistré comme portable dans
vos contacts. Sinon, AutoIA vous le dit et n'envoie rien.
Par défaut, votre messagerie s'ouvre avec le message déjà écrit, et c'est
vous qui appuyez sur Envoyer. La page Téléphone des
réglages porte un second interrupteur, Envoyer les SMS sans que
j'appuie, éteint au départ : allumé, le SMS part dès votre oui, et AutoIA
vous dit s'il est bien parti. Android vous demande alors la permission
d'envoyer des SMS. AutoIA ne lit jamais vos SMS.
Dites-le simplement, en roulant : « rappelle-moi de prendre le pain
dans deux heures », ou « crée une alarme pour appeler Angélique à
six heures ». AutoIA vous répond avec l'heure qu'elle a retenue —
« c'est noté, je te le rappelle à dix-huit heures » — et c'est cette
heure-là qui compte : écoutez-la, elle vous dit si vous avez été compris.
Une date lointaine se dit aussi bien : « rappelle-moi le 25 décembre
à neuf heures d'appeler ma sœur », ou « dans dix jours ».
AutoIA retient jusqu'à un an ; au-delà, elle vous le dit plutôt que de poser
une alarme dont vous ne sauriez rien. Si vous ne donnez pas d'heure, elle
prend neuf heures du matin — et vous l'entendrez dans sa réponse.
Un lieu peut aussi déclencher une alarme :
« rappelle-moi d'appeler Angélique quand on arrive à
Clara-Villerach ». AutoIA compare la commune que vous avez nommée à
celle où vous vous trouvez, et vous le rappelle en y entrant.
Une alarme de lieu attend le trajet. AutoIA surveille
l'arrivée tant qu'elle tourne : si vous la fermez, l'alarme reste dans la
liste et reprend son attente au trajet suivant. Elle demande aussi
l'accès à la position — sans lui, AutoIA vous le dit au lieu de poser une
alarme qui ne se déclencherait jamais. Et si vous êtes déjà dans la
commune que vous nommez, elle vous le dit également.
Le moment venu, AutoIA parle : « Alarme. Prendre le pain. Appuie sur
le bouton pour confirmer. » Si l'application est fermée, c'est une
notification qui vous prévient.
Tant que vous n'avez pas confirmé, l'alarme revient toutes les
deux minutes : une alarme qu'on n'entend pas est une alarme perdue.
Le geste qui confirme est celui que vous faites déjà pour parler — un appui
sur le bouton —, et il vaut pour tout ce qui vient d'être dit. Une alarme
confirmée disparaît ; si vous fermez AutoIA sans avoir confirmé, elle reste
dans la liste et vous sera redite au trajet suivant.
Vous pouvez demander « liste des alarmes » à tout moment,
« efface l'alarme du pain », « décale-la à sept heures »,
ou « supprime toutes les alarmes » — cette dernière vous demande de
confirmer, en vous disant combien elle va effacer.
La page Alarmes des réglages montre ce qui
attend et permet d'en effacer une du doigt, à l'arrêt. C'est aussi là
qu'Android vous demande d'autoriser les alarmes à l'heure exacte : sans
cette autorisation, vos alarmes sonnent avec quelques minutes de retard, et
AutoIA vous le dit chaque fois qu'elle en pose une.
Si le nom du village a été mal entendu — la
reconnaissance écorche volontiers les noms rares —, AutoIA ne pose rien à
l'aveugle. Elle cherche, parmi les communes à moins de trente kilomètres,
celle qui sonne comme ce qu'elle a entendu, et vous la propose : « Tu veux
dire Marquixanes ? ». Dites oui, et l'alarme est posée pour cette commune ;
dites non, et rien n'est posé. Cette recherche se fait dans le téléphone,
sans réseau, sur la liste des communes de France.
L'application vous demande l'accès à votre position, une seule fois, à la
configuration. Elle est facultative : refusée, tout continue
de fonctionner, et le modèle vous demandera simplement de quelle ville vous
parlez.
À quoi elle sert : sans elle, « quel temps fera-t-il demain ? » vous vaut
un « où êtes-vous ? » en retour, c'est-à-dire un aller-retour de plus au
volant pour une question banale.
Ce que l'application en fait, précisément :
Précision demandée
La position précise, pour nommer la bonne commune : la position
approchée d'Android peut s'écarter de deux kilomètres, assez pour
tomber sur la commune voisine. Vous pouvez choisir « approximative »
quand Android la demande ; l'application fonctionne aussi
ainsi.
Quand elle est lue
Au moment où vous posez une question, et pas avant. Rien n'est
suivi : aucun trajet n'est enregistré, aucun capteur ne reste
allumé.
Ce qui est envoyé
Le nom de la commune, et lui seul — « Perpignan ».
Vos coordonnées ne partent ni vers Anthropic, ni vers un serveur
AutoIA.
Ce qui est conservé
Rien. La commune accompagne la question du moment, et n'est redite
que lorsqu'elle change.
Un point à connaître, et que nous préférons écrire.
Pour transformer des coordonnées en nom de commune, l'application utilise
le service de géocodage de votre téléphone — sur un appareil Android
ordinaire, celui des services Google Play. Ce service-là reçoit
vos coordonnées, comme lorsque vous utilisez une application de
navigation. Cela se passe entre votre téléphone et son système, sans que
nous y touchions, mais nous ne pouvons pas prétendre que votre position ne
quitte jamais l'appareil : ce serait faux.
Ce que nous pouvons affirmer est plus étroit, et vérifiable : elle ne
va ni chez nous, ni chez Anthropic.
Vous parlez, et un moteur de reconnaissance transforme votre voix en
texte. C'est ce texte, et lui seul, qui part ensuite chez le fournisseur que
vous avez choisi — Anthropic, Google, Mistral, OpenAI, xAI, Groq, ou votre serveur en mode pont — pour
que le modèle réponde. L'enregistrement sonore, lui, ne quitte jamais
l'application.
Reste à savoir où la transformation a lieu, et la réponse
dépend de votre téléphone. Android sait transcrire sans réseau à partir de sa
version 12, à condition que la langue de l'application ait été
téléchargée. Quand c'est le
cas, votre voix ne sort pas de l'appareil. Sinon, elle est envoyée au service
de reconnaissance du système — celui de Google, le plus souvent — qui la
transcrit puis rend le texte.
L'application vous le dit, et ne vous demande pas de le
deviner. Le bloc Ce que devient votre voix, page Voix des
réglages, annonce lequel des deux cas s'applique à votre téléphone. Il ne
règle rien : le moteur de reconnaissance appartient au système, pas à
AutoIA. Il vous permet de savoir, et donc de choisir de vous taire, ou
d'installer le français hors ligne.
Pour l'installer : réglages d'Android, Gestion générale puis
Saisie vocale — le nom varie selon les marques —, et téléchargez la
langue de l'application pour la reconnaissance hors ligne. AutoIA demande déjà le mode hors
ligne à chaque écoute ; sans langue installée, cette demande reste sans
effet.
Sur les téléphones plus anciens que la version 12 d'Android, la
transcription locale n'existe pas : il n'y a rien à installer, et votre voix
passera par le service du système.
Et le chemin du retour, celui qu'on oublie
Tout ce qui précède décrit l'aller : votre parole vers du texte. Le
retour pose la même question en sens inverse — la réponse du modèle arrive
en texte, et une voix de synthèse la prononce. Cette voix aussi peut
être locale ou distante. Quand elle est installée sur l'appareil,
rien ne ressort. Quand elle ne l'est pas, c'est le texte de la réponse qui
part au service de synthèse pour en revenir en son.
La conséquence est plus lourde qu'à l'aller, et c'est pour cela
qu'on le dit. À l'aller, ce qui peut sortir est un enregistrement
de quelques secondes. Au retour, c'est ce que le modèle vous répond
— la réponse entière, en clair. Le même bloc Ce que devient votre
voix l'annonce, ligne du dessous.
Pour installer une voix hors ligne, le bouton Moteur de synthèse
vocale ouvre l'écran d'Android qui s'en charge. Une fois la voix posée,
elle sert sans réseau, y compris en zone blanche : c'est aussi ce qui rend
les réponses audibles là où la 4G ne passe plus.
Ce même écran choisit le moteur de synthèse, et ce
choix compte plus qu'il n'en a l'air : c'est le moteur installé qui décide
des voix disponibles. Une langue muette chez l'un parle chez l'autre. Si
une voix manque et ne s'installe pas, changer de moteur est le geste qui
débloque le plus souvent la situation.
AutoIA écoute par le micro du téléphone. Posé dans un vide-poche ou
fixé au tableau de bord, il vous entend de loin, dans le bruit de
roulement : quand les noms de lieux ou de personnes arrivent déformés, c'est
souvent la place du téléphone qui est en cause, pas votre voix.
Un kit mains libres Bluetooth règle cela. Agrafé au
pare-soleil, son micro est placé pour la voix du conducteur, à quarante
centimètres de la bouche, avec une réduction de bruit prévue pour
l'habitacle. AutoIA écoute alors par ce micro-là, et les réponses continuent
de sortir par les haut-parleurs de la voiture. AutoIA dispose ainsi de son
propre mode mains libres, indépendant de celui de la voiture.
Quel appareil acheter
N'importe quel kit mains libres Bluetooth de pare-soleil convient. Ce
sont des appareils courants, entre 20 et 40 €, vendus par exemple sur
Amazon : le SuperTooth Buddy ou le
Besign BK06, pour n'en citer que deux.
AutoIA a été mis au point et éprouvé en voiture avec le
T821, un modèle de pare-soleil courant,
Bluetooth 4.1, qui s'allume au mouvement et se vend sous plusieurs marques,
Aigoss ou Agptek par exemple. Ce qui compte
est qu'il se présente au téléphone comme un appareil pour les
appels — c'est le cas de tous les kits mains libres. Une enceinte
Bluetooth appairée pour la musique seule n'a pas de micro à offrir.
Réglez la fiche Bluetooth du kit ainsi. Dans les
réglages Bluetooth du téléphone, ouvrez la fiche du kit : Appels
coché, c'est par là que passe le micro ; Audio décoché, sans
quoi les réponses pourraient sortir par le petit haut-parleur du kit au
lieu de la voiture ; et, sur les téléphones qui le proposent, le type
d'appareil audio sur Écouteurs. AutoIA vous dit sous
l'interrupteur si le micro est vu : son nom, ou Aucun micro
Bluetooth connecté. Un kit connecté « pour le son » seulement n'est
pas vu : c'est Appels qui manque.
Le réglage
Réglages, page Voix, bloc Micro : l'interrupteur
Écouter par un micro Bluetooth. Il est éteint à l'installation.
Allumé sans micro connecté, le bloc passe à vérifier et le
téléphone continue d'écouter : rien ne se perd, mais rien ne change non
plus tant que le kit n'est pas allumé.
À chaque écoute, la liaison avec le kit s'ouvre en une seconde environ.
Vous n'avez pas à l'attendre : le bip sonne à l'appui, le téléphone écoute
pendant que la liaison s'ouvre, et le kit prend le relais dès qu'elle est
prête. La liaison se referme à la fin de l'écoute, et la voiture reste sur
sa musique.
Si la voiture a son propre mains libres
Beaucoup de voitures se présentent elles aussi au téléphone comme un
appareil pour les appels. Avec le kit, cela fait deux micros possibles, et
AutoIA ne choisit pas à votre place : sous l'interrupteur, une liste montre
les appareils connectés, une puce chacun, et vous cochez celui qui écoute,
le kit. AutoIA est alors verrouillé sur lui. Faites-le dès que le
kit est connecté, avant de monter en voiture : la puce est là
même quand le kit est seul, et le choix tient ensuite, même quand la
voiture se connecte et prend la main pour ses appels. Si le kit est
éteint, le téléphone écoute, et l'écran le dit : AutoIA n'écoute jamais
par la voiture à sa place.
Pour voir cette liste, AutoIA demande la permission Appareils à
proximité quand vous allumez l'interrupteur. Sans elle, Android ne
lui montre que l'appareil qu'il a rendu actif, en général la voiture, et
le kit reste invisible.
Laissez Appels coché sur la voiture. Le
décocher ne tient pas : Android Auto le remet aussitôt, parce qu'il en a
besoin pour vos appels téléphoniques. Le choix se fait dans AutoIA, et
la voiture continue de servir vos appels comme avant.
Sous chaque réponse, dans la page de conversation, deux liens
apparaissent : Copier emporte cette question et sa réponse,
Tout copier emporte la conversation entière. Ce qui est copié va
dans le presse-papiers du téléphone ; vous le collez ensuite où vous voulez —
un message, un courriel, une note.
Vous choisissez ce qui part. Réglages, page
Conversation, section Copier la conversation : deux
interrupteurs, Copier mes questions et Copier les
réponses. Vous pouvez n'emporter que vos questions, que les réponses,
ou les deux.
Les deux interrupteurs sont éteints au départ, et les liens
n'apparaissent pas. Tant que vous n'avez rien choisi, la page de
conversation reste telle qu'elle est. Allumez-en un, et les liens sont là
au retour.
Les deux locuteurs sont nommés quand vous emportez les
deux — « Vous » devant vos questions, « AutoIA » devant les
réponses —, pour que vous sachiez qui parle en relisant. Si vous n'emportez
que l'un des deux, le texte part nu : tout vient du même locuteur, et
l'étiquette n'apprendrait rien.
Rien n'est raccourci. Une réponse longue part entière.
Tout copier s'arrête à la dernière réponse terminée : une réponse
qui est encore en train de s'écrire n'est pas emportée à moitié.
Rien ne quitte le téléphone. Copier ne fait que poser
le texte dans le presse-papiers d'Android ; c'est vous qui décidez où le
coller, et si vous ne le collez nulle part, il ne va nulle part. Android
n'en montre pas d'aperçu : AutoIA marque ce qu'il copie comme sensible,
pour qu'un début de conversation ne surgisse pas par-dessus une autre
application.
Demandez « Quel temps fait-il ? » ou « La
météo » : AutoIA va chercher le temps mesuré
par les stations Météo-France les plus proches de vous — température,
humidité relative, point de rosée, vent et rafales, pluie, et la pression
au niveau de la mer avec son évolution par heure, mesurée sur trois
heures —, puis la prévision des six prochaines heures à
votre position, par les modèles AROME de Météo-France.
C'est AutoIA qui vous lit le rapport, le même quel que
soit le modèle — les mesures, les stations et leur distance, la base des
cumulus, la pression, puis la prévision : le ciel, la pluie ici et dans
les environs, la température, les rafales. Le modèle la commente ensuite
en quelques phrases.
Un autre lieu, un autre moment. « La météo à Lyon »,
« quel temps fera-t-il demain », « la météo à Perpignan demain matin » :
AutoIA lit la prévision de la commune et du moment demandés — ce matin,
cet après-midi, ce soir, cette nuit, demain, demain matin, après-midi ou
soir —, jusqu'à deux jours. Pour une autre commune maintenant, il lit
aussi les stations de là-bas. Le rapport nomme toujours la commune
retenue. Toute autre question — « va-t-il pleuvoir ? »,
« après-demain », une ville hors de France — va au modèle sans
relevé : il y répond comme à n'importe quelle question.
Autant de stations qu'il le faut. La plus proche donne
l'air ; le point de rosée, le vent et la pression viennent de la plus
proche qui les mesure, car toutes n'ont pas les mêmes instruments. Chacune
est nommée avec sa distance. La pression varie peu d'un lieu à l'autre :
quarante kilomètres ne changent rien à sa tendance.
La base des cumulus, et seulement des cumulus. AutoIA
la calcule par la formule d'Espy : 125 mètres par degré d'écart entre la
température et le point de rosée. Elle est donnée au-dessus du sol de la
station, et au-dessus du niveau de la mer. Elle ne vaut pas pour
les autres nuages : stratus, brouillard ou nuages d'altitude ne se forment
pas ainsi.
La prévision est celle de Météo-France. Elle vient
d'AROME-PI, la prévision immédiate, qui tient compte du radar et se
renouvelle chaque heure, puis d'AROME au-delà ; tous deux calculent le
temps maille par maille, à l'échelle du kilomètre, relief compris. La
pluie se cherche aussi à quelques kilomètres autour de vous : une averse
prévue tout près est une averse que vous risquez de prendre.
Il vous faut une clé Météo-France, gratuite. Voici la
marche à suivre, une seule fois.
Créer un compte. Ouvrez
portail-api.meteofrance.fr,
touchez l'icône du profil en haut à droite, puis Créer un compte.
Remplissez le formulaire, puis validez votre adresse par le lien du
courriel que vous recevez.
Souscrire à l'API Données d'observation. Connecté,
ouvrez sa page, portail-api.meteofrance.fr/web/fr/api/DonneesPubliquesObservation,
et touchez Souscrire à l'API gratuitement. C'est la seule
souscription nécessaire : elle ouvre les stations comme la prévision
AROME.
Créer la clé, sur la même page. Une fois souscrit,
touchez Générer token — on le retrouve aussi dans le menu du
profil, Mes API, sur la ligne Données d'observation. Choisissez
API Key, pas OAuth2 : un jeton OAuth2 expire au bout
d'une heure.
Donner la durée de validité, en secondes. Pour une
clé valable un an, saisissez 31536000, soit 365 jours de
86 400 secondes. Touchez Générer token, puis copiez la clé
affichée.
La ranger dans AutoIA. Réglages, page Météo
mesurée : collez la clé, puis touchez Vérifier la clé.
AutoIA répond par le nombre de stations recensées, un peu plus de deux
mille.
Au bout d'un an, la clé expire. Météo-France la
refuse alors, et AutoIA le dit. Refaites les étapes 3 à 5 : le compte et
la souscription restent, seule la clé est à recréer.
Ce qui part, et où. Votre clé ne va qu'à Météo-France.
Les stations sont choisies sur le téléphone : Météo-France reçoit des
identifiants de station et, pour la prévision, un carré d'une vingtaine
de kilomètres calé sur une grille fixe — jamais votre position exacte, ni
votre voix. Le fournisseur d'IA reçoit les mesures, la prévision, le nom
des stations et leur distance arrondie. L'interrupteur Météo mesurée à
la demande coupe tout sans effacer la clé.
L'application tient un journal de ce qu'elle fait : les questions posées,
les réponses reçues, les erreurs rencontrées. Le bloc Débogage, page Débogage des réglages, fait apparaître l'entrée Débogage du menu de l'application,
qui permet de le lire, et de l'envoyer à qui
vous aide à comprendre un problème.
Il garde la conversation mot pour mot — vos questions
et les réponses du modèle, entières. Un trajet peut donc s'y relire comme un
dialogue. C'est aussi ce qui rend le journal sensible : lisez ce qui suit
avant de le partager.
Cela fait deux fichiers. Ce qui a été dit d'un côté, ce
que l'application a fait de l'autre — sans quoi l'on relirait deux fois le
même trajet, la trace « reconnu, 31 signes » puis la question en toutes
lettres. Chacun porte le nom que vous avez choisi ; celui de la conversation y ajoute
-conversation.md, pour que les deux fichiers d'un même trajet
restent reconnaissables l'un à côté de l'autre.
Chaque bouton ne sort que son fichier. L'écran
Débogage pose les traces, la page Conversation des réglages pose
ce qui a été dit ; l'un n'emporte pas l'autre. Pour garder un trajet en
entier, il faut donc les deux gestes. Dans le fichier de traces, chaque
parole paraît comme msg... : vous voyez à quel instant quelqu'un a
parlé, jamais ce qui a été dit. Envoyer ses traces à qui vous dépanne ne lui
fait donc pas lire vos conversations.
La conversation se récupère sans passer par le
débogage. La page Conversation des réglages porte,
sous la barre des pages, ses propres boutons Partager et
Enregistrer, et n'envoie que
ce qui a été dit — jamais les traces techniques, qui diraient en plus quel
serveur, quel modèle et quelles communes ont été traversées. Relire un
trajet est un geste ordinaire ; il n'a pas à passer par un écran de
dépannage. Et la réciproque tient : dépanner n'oblige pas à envoyer une
conversation.
Il tourne en permanence, même quand l'entrée est cachée.
C'est volontaire : il faudrait sinon avoir activé le débogage avant
le défaut pour espérer le voir, ce qui n'arrive jamais. On l'active après
avoir constaté quelque chose, et les traces sont déjà là.
Ce qu'il contient
Dans le fichier de conversation : vos questions telles que la
reconnaissance vocale les a comprises et les réponses du modèle,
mot pour mot, regroupées par prise de parole. Les
premières sont signées Conducteur, les secondes
Assistant — un mot qui ne change pas, même si vous changez de
modèle en route. Dans le
fichier de traces : les communes traversées, les modèles employés, le
nombre de mots-jetons et les messages d'erreur — et, à la place de
chaque parole, la seule mention msg... avec son heure.
Ce qu'il ne contient pas
Jamais votre clé API, ni aucun mot de passe, ni
vos coordonnées exactes. Et la conversation n'est écrite que dans cette
réserve : elle ne passe pas par les journaux techniques du téléphone,
ceux qu'un rapport d'incident Android emporterait sans vous montrer ce
qu'il contient.
Quand la réserve est pleine
Les deux fichiers se partagent une seule réserve,
et la conversation y passe en premier : ce sont les traces techniques
qui tombent, les plus anciennes d'abord, et la conversation n'est
entamée qu'une fois qu'il ne reste qu'elle. Chaque fichier le
dit en tête : vous savez toujours si ce que vous lisez
commence au début du trajet.
Où il vit
En mémoire, dans une réserve dont vous fixez la taille : le bloc Débogage, page Débogage des réglages, vous laisse lui donner une part de la
mémoire de l'application — la moitié au plus — et vous dit combien
d'heures de conversation cela retient. Fermer l'application l'efface, et
un bouton la vide sur-le-champ — conversation comprise.
Les fichiers ne sont écrits que si vous touchez Enregistrer ou
Partager, à l'emplacement que vous avez choisi.
Comment il sort
Par votre geste, et lui seul. Les boutons
Partager, Enregistrer et Copier sont les seules portes. Aucun
envoi automatique, aucune statistique, rien ne part de lui-même.
À savoir avant de partager. Depuis l'écran
Débogage, ces boutons envoient le fichier de traces vers
l'application que vous choisissez — messagerie, courriel, notes. Il ne
porte plus ce que vous avez dit, mais il porte les villes où vous êtes
passé, les modèles employés et les messages d'erreur. Depuis la page Conversation des réglages, c'est l'inverse : ce qui a été dit
part, sans une trace technique. Dans les deux cas, relisez si vous avez un
doute — tout s'affiche à l'écran, en clair, avant le partage.
Pourquoi ce journal existe plutôt qu'un envoi automatique de rapports :
parce qu'un défaut se produit en roulant, loin d'un ordinateur, et qu'il faut
bien pouvoir en garder la trace. Le choix de l'envoyer, et à qui, reste le
vôtre.
L'entrée Consolidation du menu de l'application, à côté de
Réglages, ouvre un écran
qui fait une chose : demander au modèle de relire tout ce qui a été dit sur le
trajet, et d'en tirer une fiche.
Ce que le journal garde est un récit : la conversation
dans l'ordre où elle a eu lieu, avec ses hésitations, ses redites, ses essais
de micro et ses questions posées deux fois. Ce que la consolidation en tire
est une connaissance : ce qui a été appris, ce qui a été
décidé, ce qui reste à vérifier, organisé par sujet — lisible sans avoir
suivi la conversation, et six mois plus tard.
Rien n'est généré, envoyé ni écrit tant que vous ne touchez pas
Générer. Ouvrir cet écran ne coûte rien. C'est le même
principe que le journal : l'application ne décide jamais toute seule de
faire sortir ce que vous avez dit.
Ce qui est envoyé
La conversation du trajet en cours, telle que le journal la retient
— vos questions et les réponses du modèle. Pas les traces techniques,
pas les communes traversées. Si la réserve avait débordé, la fiche le
dit : elle ne prétend pas couvrir un début de trajet qui manque.
Qui la fabrique
Le modèle que vous choisissez dans cet écran, indépendant de
celui de la conversation. Le plus posé de la source par défaut
— Sonnet 5 en mode pont et chez Claude, Mistral Small 4 chez Mistral,
GPT-5.6 Terra chez OpenAI, Gemini 3.8 Flash chez Google, Grok 4.3 chez xAI, GPT-OSS 120B chez Groq : personne n'attend
au volant pendant une consolidation, et le modèle rapide, choisi pour la
route, est justement celui qui synthétise le moins bien. Votre choix est
retenu pour chaque source séparément, les modèles n'étant
pas les mêmes de l'une à l'autre. En mode API,
cette fiche est facturée sur votre clé comme un échange ordinaire, et la
jauge la compte.
Ce qu'on en fait
Enregistrer pose un fichier, Partager l'envoie
vers l'application de votre choix, Enlève le retire de
l'écran. Enlever la fiche ne touche pas à la conversation : vous pouvez
en générer une autre.
Où le fichier atterrit
À l'emplacement réglé dans cet écran, qui n'est pas
celui du journal — une fiche se garde là où l'on garde ce qu'on relit,
les traces se récupèrent par un câble le soir d'une panne. Le nom, lui,
est dérivé de celui du journal : -consolidation.md, pour que
les fichiers d'un même trajet se retrouvent côte à côte.
Ce qu'elle vaut
C'est un texte écrit par un modèle de langage à partir de ce qui a
été dit : elle peut se tromper, et le fichier le porte
en tête. Elle ne remplace pas la transcription, qui reste la seule trace
littérale de la conversation.
La fiche entière n'est jamais lue à voix haute, et cela demandait un chemin à
part : une réponse ordinaire part phrase par phrase vers la synthèse vocale,
alors qu'ici on rend plusieurs pages destinées à l'œil. Vous pouvez d'ailleurs
quitter l'écran pendant qu'elle se fabrique, et même continuer à parler : la
conversation n'est pas suspendue.
À la voix, vers WhatsApp. Dites « envoie la
consolidation à Éric sur WhatsApp ». AutoIA cherche Éric dans vos
contacts, vous lit les modèles numérotés, et vous choisissez par la place —
« le deuxième ». Une fiche neuve est générée ; AutoIA
vous en lit l'En bref, puis demande : « Je l'envoie à Éric sur
WhatsApp ? » Sur votre oui, la fiche est enregistrée et WhatsApp
s'ouvre sur la conversation d'Éric, fichier joint. C'est vous qui
appuyez sur Envoyer, à l'arrêt : WhatsApp n'envoie rien sans ce
geste. Sans WhatsApp sur le téléphone, AutoIA le dit et s'arrête.
AutoIA ne fait pas que répondre : il vous parle aussi de lui. Il dit que la
liaison au serveur est tombée, puis qu'elle est revenue ; il dit « un moment,
je réfléchis » quand une réponse tarde ; il dit que votre télécommande vient
d'apparaître ou de disparaître ; il dit si votre micro Bluetooth est
connecté, si votre voix y passe bien, ou s'il ne la transmet plus. Sur une route sans couverture, cela peut
faire beaucoup de phrases pour une chose sur laquelle vous ne pouvez rien.
La page Notifications vocales porte donc quatre interrupteurs —
Réseau, Réflexion, Télécommande, Micro
Bluetooth — qui s'éteignent
séparément. Sous chacun, la phrase que vous entendrez s'il reste allumé.
Ce qui s'éteint est la voix, et elle seule. L'écran
continue d'afficher ce qui se passe, et le journal de débogage continue de
tout enregistrer : couper une annonce ne vous prive d'aucune information, cela
vous évite de l'entendre. Les quatre sont allumés au départ ; ceux du micro ne parlent que si vous
écoutez par un micro Bluetooth.
Une panne de liaison n'est dite qu'une fois, même si
l'application retente pendant plusieurs minutes ; son rétablissement est dit
lui aussi, pour que vous sachiez quand reposer votre question. Une seule phrase
échappe à ces interrupteurs : celle qui vous annonce que votre session sur le
serveur n'est plus valide, parce qu'elle demande de votre part un geste dans
les réglages, à l'arrêt.
Les réglages propres à chaque mode sont décrits dans leur
onglet : ce que suppose le Mode Pont, votre clé API et la
recherche sur le web dans Mode API.Votre
clé API et la recherche sur le web sont décrites dans l'onglet
Mode API. Le bouton pour prendre la parole est
traité dans Télécommande.
Ce que vous acceptez en utilisant AutoIA. À lire avant
d'installer.
Au volant, vous restez seul responsable de votre conduite.
AutoIA n'est ni une aide à la conduite, ni un dispositif de sécurité. Il ne
dispense d'aucune obligation du code de la route — en particulier de
l'article R412-6, qui impose au conducteur de rester constamment maître de
son véhicule et en état d'exécuter toutes les manœuvres qui lui incombent.
Si la situation demande votre attention, elle passe avant toute
conversation. Coupez, ralentissez, arrêtez-vous.
Vos droits d'acheteur restent entiers
AutoIA vous est vendue, et la garantie légale de conformité s'applique de
plein droit : rien dans ce texte ne l'écarte ni ne la réduit. En France, elle
est prévue aux articles L. 224-25-12 et suivants du code de la consommation,
elle est d'ordre public, elle dure deux ans à compter de la fourniture, elle
s'exerce sans frais, et elle oblige l'éditeur à vous fournir les mises à jour
nécessaires au maintien de la conformité. Hors de France, ce sont les règles
impératives de votre pays de résidence qui s'appliquent.
Concrètement : si l'application ne fait pas ce qui est annoncé, vous
pouvez en exiger la mise en conformité, et à défaut une réduction du prix ou
le remboursement. Cette garantie est distincte de la politique de
remboursement du Google Play Store, et elle ne s'éteint pas avec elle.
Ce qui reste à votre charge
Votre serveur : son installation, ses mises à jour,
sa sécurité, ses sauvegardes et son accès. Le script vous aide à le
monter ; il ne l'administre pas à votre place.
Vos identifiants et votre abonnement Claude, ainsi
que la consommation qui en découle. Vous seul en répondez auprès
d'Anthropic.
Le respect des conditions d'Anthropic, qui interdisent
notamment d'ouvrir votre pont à d'autres personnes — voir
à qui ce mode s'adresse.
Les données qui transitent : ce que vous dictez, ce
que vous conservez, et à qui vous le transmettez.
Le contenu des réponses. Elles sont produites par un
modèle de langage et peuvent être inexactes, incomplètes ou
inventées. Ne fondez sur elles aucune décision de conduite, de
santé, d'argent ou de droit sans les vérifier par ailleurs.
Ce que vous achetez, et ce qui n'est pas vendu
Ce que vous achetez est l'application elle-même : ni un accès à un service
d'intelligence artificielle, ni une connexion, ni du matériel. La clé d'API
que vous obtenez auprès du fournisseur de votre choix, la dépense qu'elle
engendre, le serveur que vous hébergez si vous en montez un, votre téléphone
et votre connexion restent à votre charge : l'éditeur ne les fournit pas et
ne répond pas de ce que ces tiers font ou cessent de faire. De ses propres
manquements, il répond dans les conditions prévues par la loi.
⚠️ Ce paragraphe délimite ce qui est vendu ; il ne limite pas
votre droit à réparation. Une clause qui supprimerait ou
réduirait ce droit serait écartée par le juge — article R. 212-1, 6° du
code de la consommation, et articles 1170 et 1231-3 du code civil. Aucune
des clauses ci-dessus ne joue en cas de faute lourde, de dol, de dommage
corporel, ni là où la loi interdit d'exclure.
⚠️ La loi de l'éditeur est la loi française, mais elle
ne prive personne de la sienne : si vous achetez depuis un autre pays, les
règles impératives de protection des consommateurs de votre pays de
résidence s'appliquent et l'emportent sur ce texte.
Acceptation
En utilisant ces logiciels, vous acceptez implicitement ces
clauses.
Vos données
Ce que deviennent vos paroles, ce qui sort du téléphone et ce qui n'en
sort pas : c'est une page à part, et elle est faite pour être lue avant
d'installer — politique de
confidentialité.
Marques
TBNETSYS® est une marque déposée. AutoIA fonctionne avec l'API et les
modèles de Claude, édités par Anthropic, avec l'API et les modèles de
Mistral AI, avec l'API et les modèles d'OpenAI, avec l'API et les modèles
Gemini de Google, avec l'API et les modèles Grok d'xAI, et avec l'API de
Groq ; ce produit n'est ni
développé, ni soutenu, ni approuvé par aucun d'eux, et aucun partenariat
n'est suggéré. « Claude », « Anthropic », « Mistral », « OpenAI », « GPT »,
« ChatGPT », « Google », « Gemini », « xAI », « Grok » et « Groq » sont des marques de leurs titulaires respectifs.
L'application AutoIA sait fonctionner de deux façons. Elles ne
diffèrent que sur un point — qui parle à l'intelligence artificielle, et qui paie — et se
choisissent dans l'écran des réglages de l'application.
Mode pont
Mode API
Le principe
L'application parle à un serveur AutoIA, qui parle à Claude.
L'application parle en direct à l'API que vous choisissez, sans serveur.
Ce qu'il vous faut
L'adresse d'un serveur AutoIA et un compte dessus.
Une clé API à vous, chez Anthropic, chez Google, chez Mistral, chez OpenAI, chez xAI ou chez Groq.
Mise en route
Il faut installer et administrer un serveur :
machine allumée en permanence, nom de domaine, certificat, comptes.
C'est un travail d'administrateur système.
Bien plus simple : une dizaine de minutes dans un
navigateur, sans aucune compétence technique.
Qui paie
Celui qui héberge le serveur.
Vous, à l'usage, directement auprès du fournisseur — et Mistral a
un palier gratuit pour essayer.
Pour qui
Ceux qui hébergent eux-mêmes leur serveur AutoIA.
Tous les autres.
Dans le doute, prenez le mode API. Obtenir une clé
est sans commune mesure avec le montage d'un serveur : on remplit un
formulaire, on copie une ligne de texte — et c'est fini. Chez Mistral, on
peut même le faire sans carte bancaire. L'onglet
Votre clé API vous guide pas à pas.
Le mode pont ne se justifie que si quelqu'un a déjà monté le serveur pour
vous et vous en a donné l'adresse.
Monter votre propre serveur pour le mode pont ?
L'onglet Mode Pont dit à qui il s'adresse et ce
qu'il faut avoir — mais c'est un chantier d'un tout autre ordre que la
création d'une clé API, et il suppose de savoir administrer une machine
Linux. Si quelqu'un a monté
le serveur pour vous, vous n'avez besoin que de l'adresse et des
identifiants qu'il vous a fournis : ils se saisissent dans le bloc Mode pont, page Source des réponses des réglages.
AutoIA parle en direct à l'API du fournisseur que vous choisissez — Anthropic, Google, Mistral, OpenAI, xAI ou, Groq, ou un serveur LM Studio à vous — avec une clé API qui vous appartient : vous payez à l'usage, directement auprès du fournisseur, et Mistral comme Groq ont un palier gratuit pour essayer. L'onglet Mode API vous guide pas à pas, de la création de la clé à sa saisie dans l'application.
Et le bouton pour parler ?
Il est indépendant des deux modes : il ne décide pas d'où viennent les
réponses, seulement de la façon dont vous demandez la parole. Le grand
bouton de l'écran suffit ; une
télécommande au volant est plus commode.
Et ma voix, où va-t-elle ?
Elle est transformée en texte avant d'aller où que ce soit, et c'est ce
texte seul qui part : l'enregistrement sonore ne quitte jamais
l'application. Reste à savoir où la transformation a lieu — sur votre
téléphone, ou chez le fournisseur de sa reconnaissance vocale —, et cela
dépend de l'appareil. La réponse est la même dans les deux modes :
ce que devient votre voix le dit en détail.Ce que devient votre voix le dit en détail.